Les 24 et 25 juillet 2026, le Stereoparc Festival a une nouvelle fois investi le cadre exceptionnel de la Corderie Royale de Rochefort pour deux journées placées sous le signe des musiques électroniques. Entre une programmation particulièrement solide, une météo estivale et une ambiance toujours aussi conviviale, cette nouvelle édition confirme un peu plus la place du festival parmi les rendez-vous incontournables de l’été. Retour sur ces deux jours !
Un cadre toujours aussi agréable
Difficile de ne pas commencer par le lieu. Niché au bord de la Charente, le site de la Corderie Royale offre une atmosphère unique, loin des immenses festivals où il devient parfois difficile de respirer. Ici, tout est accessible rapidement et les espaces permettent autant de profiter des concerts que de prendre une pause entre deux sets.
Le festival continue également de soigner l’expérience proposée aux festivaliers. Entre le stand paillettes, le salon coiffure, le glacier de La Frabrik’ à Bonbons ou encore la boutique merchandising chacun pouvait facilement trouver de quoi prolonger l’expérience en dehors des scènes.

@Lil.Alien
Côté restauration, l’offre était variée avec des bobuns, pizzas, corn dogs, lobster rolls ou encore paninis. Les bars proposaient quant à eux une large sélection de cocktails, bières et boissons sans alcool, répartis sur l’ensemble du site afin de limiter l’attente.
Autre nouveauté appréciable cette année : la formule Backstage, permettant de découvrir les concerts au plus près des artistes, ainsi qu’une offre After prolongeant la fête jusqu’au petit matin avec des DJ sets de 3h à 6h.
Jour 1 : Nicolas Cuer lance parfaitement les festivités
Le vendredi donnait rapidement le ton avec Nicolas Cuer, parfait pour ouvrir la Waterfall Stage grâce à une sélection mêlant bass house et tech house. Une excellente mise en jambes qui installe immédiatement l’ambiance du week-end.

@mije_shoot
Pendant qu’Emma B poursuivait les festivités, The Island Stage montait progressivement en puissance avec La Wo Marseille, Melittah, Ekiz puis Goldcher, offrant une alternative plus intimiste aux sonorités house et groovy.
Notre plaisir (pas si) coupable reste évidemment Vladimir Cauchemar. Impossible de résister à son univers mêlant bass music, techno et rap, sublimé par une scénographie toujours aussi soignée. Comme à chacun de ses passages, le producteur français surprend avec une sélection millimétrée et une énergie communicative.

@mije_shoot
Creeds prend ensuite le relais avec une performance fidèle à sa réputation. Toujours aussi généreux, toujours aussi fédérateur, le Français confirme une nouvelle fois pourquoi il est devenu l’un des artistes hard music les plus appréciés de la scène française. On en veut encore.

@mije_shoot
Puis vient l’un des moments les plus marquants du week-end. Novah impressionne autant par son énergie que par une scénographie particulièrement réussie. La DJ belge confirme son ascension fulgurante avec un set puissant qui fait monter la tension avant le grand final.
Et quel final. I Hate Models livre sans doute le set du festival. Entre techno, trance et envolées émotionnelles, le Français met tout le monde d’accord et transforme la Waterfall Stage en immense communion jusqu’à la fermeture.
Jour 2 : Showtek et Steve Aoki en très grande forme
Le samedi démarre avec Asna, venue présenter son concept Rave In Town. Accompagnée de danseurs, elle apporte immédiatement une véritable dimension scénique au festival avant de laisser place à Venga.
On ne présente plus la Toulonnaise. Toujours aussi à l’aise derrière les platines, elle confirme sa très belle dynamique actuelle avec un set aussi énergique que maîtrisé, naviguant entre ses productions et une sélection parfaitement adaptée au coucher du soleil.

@mije_shoot
Arrive ensuite l’un des artistes français les plus créatifs du moment : Upsilone. Entre son univers lumineux, mélodique et ses passages plus sombres, le producteur réussit une nouvelle fois à créer une véritable histoire durant son set. Une prestation qui confirme tout le bien que l’on pense de son projet.
Le niveau continue de grimper avec Showtek. Et franchement… waouh. Le duo néerlandais rappelle pourquoi il fait partie des plus grandes références des festivals depuis près de vingt ans. Loin de se limiter à la big room qui l’a rendu célèbre, Showtek alterne aujourd’hui techno, hard dance, classiques revisités et productions récentes dans un set d’une efficacité redoutable.

@mije_shoot
Après cette énorme performance, Lilly Palmer prend le contrôle de la Mainstage avec une techno puissante et parfaitement calibrée pour maintenir l’intensité de la soirée.
Enfin, Steve Aoki conclut cette édition avec une excellente surprise. Si l’on pouvait s’attendre à un retour massif de la big room des années 2010, le DJ américain propose finalement un set beaucoup plus moderne, plus énergique et particulièrement efficace. Une belle redécouverte qui donne clairement envie de le revoir.
Pendant ce temps, The Island Stage proposait également une programmation très qualitative avec Lunaa, French Cocotte, Raphaël Palmeer et surtout Urumi, que nous attendions avec impatience. Le collectif a largement répondu aux attentes avec un set hypnotique, immersif et parfaitement adapté à cette scène plus confidentielle. Une très belle façon de conclure ces deux jours de festival.

Raphael Palmeer @evan_bl
Une ambiance qui se prolonge jusqu’au camping
L’une des belles idées de cette édition reste sans doute les afters organisés sur le camping. Voir plusieurs artistes prolonger la fête dans un cadre beaucoup plus intimiste apporte un vrai plus à l’expérience.
On a notamment pu retrouver DJ Schnake, Kichta, Uphoria ou encore Linds, permettant aux festivaliers les plus courageux de continuer à danser jusqu’au lever du soleil.
Rendez-vous en 2027 !
Une nouvelle fois, Stereoparc confirme sa capacité à réunir une programmation ambitieuse dans un cadre exceptionnel, tout en conservant une taille humaine particulièrement agréable. Entre les nouveautés proposées cette année, les afters, l’offre Backstage et une programmation toujours aussi cohérente, le festival poursuit son évolution dans la bonne direction.
L’engouement est d’ailleurs déjà bien présent puisque la Blind Phase 1 pour l’édition 2027 affiche déjà complet. Une chose est sûre : Rochefort n’a pas fini de vibrer au rythme des musiques électroniques.

