Impossible de passer à côté de Von Bikräv, qui ouvre cette réédition avec sa relecture de « Fugue 451 ».
Après sa récente collaboration avec Todiefor, il livre ici un remix à la fois moderne et fidèle à l’esprit rave qui traverse son œuvre. Une entrée en matière puissante qui donne immédiatement le ton de l’album.
Autre temps fort de cette réédition, Flymeon s’empare de « GTFU » et le propulse dans son univers caractéristique. Vocales pitchées, saturation assumée et énergie hard techno explosive : un remix massif qui porte immédiatement sa signature.
Puis c’est au tour d’Étienne de Crécy de revisiter « GTFU ». Véritable figure de l’électro française, il apporte sa propre lecture du morceau avec toute l’élégance et l’efficacité qui caractérisent son travail depuis plus de deux décennies. Une rencontre symbolique entre une figure majeure de la French Touch et l’une des formations les plus créatives de la nouvelle génération.
Dans un registre différent, DICA revisite également « GTFU » avec une approche plus acid techno, mettant en avant les racines rave du morceau original tout en accentuant son caractère hypnotique.
La réinterprétation de
« We Can Work It Out » par
Paul Seul poursuit le voyage. Figure incontournable de la nouvelle scène club et rave française, il injecte dans le morceau toute l’énergie rave et l’approche décomplexée qui ont fait sa réputation, tout en conservant l’ADN de CONTREFAÇON.

Dans la foulée, Ouai Stéphane livre sa propre vision de « We Can Work It Out ». Entre breakbeat, expérimentations club et énergie frontale, il propose une version aussi imprévisible qu’efficace, fidèle à l’univers singulier qu’il développe depuis plusieurs années.
On retrouve ensuite « Lost Wave », l’une des pièces maîtresses d’ALMA, revisitée par Marion Di Napoli. La productrice réinterprète les vocales et reconstruit l’instrumental autour d’un groove bouncy aussi hypnotique qu’émouvant. Une version plus sensuelle qui offre un nouvel équilibre au morceau.
Le même titre prend ensuite une tout autre direction entre les mains d’Urumi. La reine de la frapcore déploie toute sa science des kicks pour livrer un remix techno irrésistible. Les vocales originales rencontrent une énergie brute et dansante dans une formule simple : impossible de rester immobile.
Enfin, le voyage se clôt avec FC Kabagar, qui transforme « Soma » en une véritable bombe eurodance bouncy aux inspirations gabber. Euphorique, énergique et parfaitement calibrée pour le dancefloor, cette dernière relecture referme l’album sur une note explosive.
Entre techno, rave, breakbeat, acid, eurodance et expérimentations club, cette nouvelle lecture d’ALMA confirme une chose : l’univers imaginé par CONTREFAÇON continue d’évoluer bien au-delà de sa sortie initiale.