Évènement

Le festival La Douve à Égreville tire sa révérence avec brio !

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Cette année 2026 est complexe pour de nombreux acteurs de l’événementiel. Entre les difficultés budgétaires, la baisse des subventions et des conditions météorologiques parfois compliquées, la scène électronique, et plus largement le monde de la culture, traverse une période délicate. C’est dans ce contexte que le festival La Douve a pourtant choisi de maintenir cette ultime édition, offrant un dernier rendez-vous à la hauteur de sa réputation.

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Crédit : HEllena BURCHARD

La Douve Festival : un acteur essentiel et historique de la région


Pour les amateurs de festivals, La Douve Festival (anciennement La Douve Blanche) n’a plus vraiment besoin d’être présenté. Installé au cœur du château d’Égreville, l’événement s’est imposé au fil des années comme un rendez-vous incontournable grâce à son cadre atypique, son identité artistique affirmée et son atmosphère particulièrement immersive.

Bien plus qu’un simple festival musical, La Douve a toujours cultivé un véritable art de vivre. Entre le bar à huîtres, les différents stands de restauration, les spectacles, le PMU Bingo ou encore les nombreuses animations réparties dans les douves du château, chaque recoin invitait à la découverte.

« Je suis venu parce que j’étais curieux de découvrir le festival avant le clap de fin », me confiait un festivalier croisé entre deux concerts.

Associée à une programmation mêlant musiques électroniques, pop alternative, lives hybrides et découvertes audacieuses, cette recette continue de séduire un public fidèle comme de nouveaux curieux.

Au fil des éditions, les douves du château d’Égreville auront accueilli de nombreux artistes devenus incontournables (Bagarre, Jersey, Macadam Crocodile, Roni, Violet Indigo, Vitalic, Molécule, Darzack, Silly Boy Blue, Marina Trench, Calling MarianPolo & Pan, ARØNE), faisant de La Douve un véritable laboratoire de découvertes musicales.

La Douve 2026 : une édition avec une saveur toute particulière


Entre concerts, gastronomie, balades dans les douves du château et nuits d’été partagées, l’événement invitait une nouvelle fois à vivre un moment suspendu. Et le pari est une nouvelle fois réussi.

Au détour des remparts, il était autant possible de se faire tatouer avec The Rainbow Tattoo et Carmencita Tattoo, de déguster un excellent bao, de chiner dans la friperie éphémère Rolling Fripe ou encore de repartir avec un t-shirt sérigraphié réalisé sur place par Scara.b. Chaque espace semblait raconter une histoire différente, participant pleinement au charme du festival.

Côté musique, la programmation s’est montrée aussi qualitative que surprenante dès la première journée. Les festivités ont démarré avec l’ouverture festive de Cagole Nomade avant de laisser place à l’énergie communicative de Sam Quealy, sublimée par les derniers rayons du soleil. Le groupe punk Micro-Ondes a ensuite retourné le public avec une prestation explosive, tandis que le duo franco-congolais Article15 a proposé un concert aussi singulier qu’hypnotique.

Jasmine Not Jafar - La Douve @mije_shoot

Jasmine Not Jafar – La Douve @mije_shoot

La soirée a progressivement laissé place aux sonorités électroniques avec le live de Jasmine Not Jafar, le très attendu B2B entre Naomi et Louise Petrouchka, l’univers décalé d’Ouai Stéphane, puis le set particulièrement complet de Vitaline naviguant avec aisance entre breakbeat, tech house et drum & bass. Enfin, Maraboutage est venu clôturer cette première journée avec deux heures de shatta, de baile funk, de reggaeton et de sonorités tropicales revisitées, transformant les douves en véritable dancefloor jusqu’au bout de la nuit.

Micro Ondes - La Douve @mije_shoot

Micro Ondes – La Douve @mije_shoot

Le samedi a poursuivi cette belle dynamique avec une programmation tout aussi éclectique. Les festivaliers ont pu alterner entre concerts, découvertes musicales et moments de détente dans les différents espaces du festival, profitant pleinement de cette parenthèse hors du temps.

Entre les lives sensibles, les DJ sets plus festifs et l’ambiance toujours aussi conviviale qui règne dans les douves du château, cette deuxième journée a confirmé tout ce qui fait l’identité de La Douve : une programmation exigeante sans jamais être élitiste, où la curiosité est toujours récompensée.

La Douve @mije_shoot

Ouai Stéphane – La Douve @mije_shoot

Une page se tourne


Voir disparaître un festival comme La Douve laisse forcément un goût amer. Dans un paysage où les événements tendent parfois à se ressembler, le rendez-vous d’Égreville avait réussi à construire une identité profondément humaine, créative et sincère.

Ici, la musique ne faisait pas tout : elle se mêlait à la gastronomie, aux rencontres, aux animations et à un véritable sens de l’accueil qui faisait revenir les festivaliers année après année.

Cette dernière édition ressemblait presque à une grande réunion de famille. On y croisait autant des habitués venus vivre une ultime fois cette parenthèse enchantée que des curieux souhaitant découvrir le festival avant son clap de fin.

La Douve s’éteint, mais laisse derrière elle de magnifiques souvenirs et l’image d’un festival qui aura toujours préféré la qualité à la démesure. Une véritable bulle hors du temps qui éclate aujourd’hui, laissant un petit sentiment de nostalgie… et l’espoir que son esprit continuera d’inspirer les festivals de demain. Merci à toute l’équipe, aux bénévoles et aux artistes pour ces douze années de passion.

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