Le collectif parisien 135 s’apprête à franchir une nouvelle étape. Après plusieurs premiers projets et une série de titres dévoilant progressivement son univers, le groupe originaire du XIIIe arrondissement sort « Incendie(s) ». Un premier album de douze titres qui confirme une identité singulière, quelque part entre rap, techno, club music et boom-bap.
135, un collectif avant d’être un groupe
135, prononcé « un-trois-cinq », est d’abord une histoire d’amitié.
Rappeurs, producteurs, graphistes, graffeurs ou encore vidéastes : ses membres ont grandi ensemble dans le XIIIe arrondissement de Paris avant de transformer leur collectif en véritable projet artistique.
Une organisation tentaculaire qui rappelle par moments certains collectifs emblématiques du rap américain, mais avec une identité profondément liée à la jeunesse parisienne contemporaine. Clubs, free parties, rap français et culture internet se retrouvent ainsi au même endroit.
Le collectif revendique d’ailleurs son propre terme pour définir cette rencontre : la Dry Music.
Difficile de la réduire à un genre précis. Chez 135, un morceau peut emprunter les codes du boom-bap avant de glisser vers une production électronique beaucoup plus radicale. Le rap côtoie la techno et les textures club sans véritable frontière.

« Incendie(s) », douze titres pour définir la Dry Music
Après les premiers morceaux autoproduits « Boiler Room » et « Climax », puis le projet Dry Fiction, 135 développe désormais son univers sur un format plus ambitieux.
Entièrement produit par Adelmark et mixé par Pharaoh, Incendie(s) rassemble douze titres et multiplie les combinaisons entre les différents membres du collectif.
Parmi eux, « Oum Kalthoum » avait servi de première introduction au projet avant que 135 ne dévoile en juillet « Davai », accompagné d’un clip. Alphonse, Soyuz, SW, Big Balth, Issam ou encore Obrvt se croisent ensuite au fil du disque, parfois en solo, souvent à plusieurs.

Des morceaux comme « Trois sur une allumette », « Arrache ta mère », « Peace & Love », « Midnight Gospel », « Vivarium » ou « Millions » illustrent cette approche collective et volontairement imprévisible.
Nourri aussi bien par Lunatic, PNL ou la MZ que par la culture électronique et les mixes de Snowtrippers, 135 construit surtout une musique pensée autour de l’énergie plutôt que des genres.
Déjà passé par le Printemps de Bourges, Rock en Seine ou encore les Trans Musicales de Rennes, le collectif défendra désormais Incendie(s) sur scène. Un rendez-vous est notamment prévu le 15 octobre à la Main Room (billetterie juste ici).
Découvrez « Incendie(e) » du collectif 135 !
Bonne écoute !
