Après plusieurs mois de teasing et une série de singles qui laissaient entrevoir une nouvelle direction, Fakear dévoile ce vendredi 4 septembre son nouvel album, « a nice place to be ». Un disque plus brut, plus vivant et résolument tourné vers la bass music, sans jamais abandonner cette sensibilité qui accompagne le producteur français depuis plus de dix ans.

Fakear ouvre un nouveau chapitre
Fakear, ou Théo Le Vigoureux, n’a évidemment plus vraiment besoin d’être présenté. Depuis plus d’une décennie, le producteur normand occupe une place à part dans le paysage électronique français, avec un univers qui lui a permis de fédérer un public bien au-delà des frontières de l’Hexagone.
Au fil des années, son nom a pourtant parfois été rapidement associé à une électronique contemplative, aux sonorités organiques et aux fameuses playlists « chill ». Une image qui ne raconte aujourd’hui plus totalement l’étendue de son projet. Car Fakear a beaucoup évolué.
Après « Talisman » et « Hypertalisman », deux projets qui avaient marqué sa renaissance artistique en 2023, l’artiste poursuit son aventure aux côtés de Nowadays Records, loin de la pression des majors et avec une liberté créative retrouvée.
C’est dans ce contexte qu’est né « a nice place to be », son nouvel album attendu le 4 septembre 2026.

© Côme Savéan – @kosmovision
« a nice place to be », un Fakear plus club et plus brut
Pour comprendre cette nouvelle étape, il faut peut-être moins regarder du côté de l’électronique downtempo traditionnellement associée à Fakear et davantage vers la nouvelle scène bass internationale.
Fred again.., Four Tet, Bonobo, Sammy Virji ou encore Camoufly font partie des références qui entourent cette nouvelle direction artistique. Des inspirations qui se ressentent dans un album où les rythmiques prennent davantage de place et où l’énergie du dancefloor devient progressivement centrale.

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Fakear l’avait déjà laissé entendre avec ses premiers extraits. « waking up is better with you » introduisait des breaks nerveux et une influence drum & bass particulièrement marquée. « Reste là » poursuivait cette ouverture avec le chant et les samples, tandis que « blue (i’m happy now) » revenait vers quelque chose de plus introspectif.
Dès les premières secondes de ce dernier, Fakear annonce d’ailleurs presque la couleur : il est heureux. Mais « a nice place to be » ne cherche pas pour autant à rester dans la contemplation.

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De la bass music à 140 BPM au downtempo
Avec « those trees », Fakear augmente sérieusement le rythme. Beats plus massifs, tempo avoisinant les 140 BPM et production beaucoup plus frontale : le morceau rappelle que ce nouvel album a également été pensé pour être vécu debout.
Une dimension club que l’on retrouve progressivement tout au long du disque.
À certains moments, « a nice place to be » prend même des allures de bande-son de jeu vidéo imaginaire. Les samples se superposent, les rythmiques accélèrent et les textures électroniques construisent un univers dans lequel on se laisse facilement absorber.
Mais Fakear ne renie jamais complètement ce qui a fait sa signature. Des titres comme « Sage and Lavender » ou « Souvenir » viennent ralentir le tempo et ramener l’auditeur vers des territoires plus familiers. Quelques minutes de respiration, quelque part entre downtempo, mélancolie et voyage intérieur.
C’est probablement là que l’album fonctionne le mieux : dans cette capacité à faire cohabiter plusieurs versions de Fakear sans donner l’impression de les opposer.

© Côme Savéan – @kosmovision
Un album pensé comme un refuge
Derrière son énergie parfois très directe, « a nice place to be » reste aussi un disque profondément intime.
Fakear y parle de lien, de bonheur, de vulnérabilité et de cette recherche permanente d’un endroit où l’on se sent enfin à sa place. Le titre de l’album prend alors tout son sens.
Pendant près de quarante minutes, Fakear alterne les montées club, les respirations downtempo et les instants plus personnels. Une manière de construire progressivement son propre refuge face au bruit ambiant.
À la fin, le monde extérieur n’a évidemment pas changé. Mais il paraît peut-être légèrement plus supportable. On a dansé, parfois souri, pris quelques instants pour écouter et, pendant la durée de l’album, trouvé notre propre « nice place to be ».
Fakear défendra rapidement ce nouvel album sur scène avec une importante tournée à travers la France dès le 24 septembre à Biarritz avec évidemment le rendez-vous majeur à l’Olympia de Paris le 9 octobre 2026.
Avec « a nice place to be », Fakear ne cherche finalement pas à effacer ce qu’il a construit depuis plus de dix ans. Il élargit simplement le cadre. Plus club, plus bass, parfois plus frontal mais toujours aussi sensible, ce nouvel album montre surtout un artiste qui semble avoir retrouvé la liberté d’aller exactement là où il en a envie. Et cette nouvelle place lui va plutôt bien.
Découvrez le nouvel album de Fakear !
Bonne écoute !
