Voici notre interview de Kramder, artiste Noir sur Blanc qui connait un élan de popularité ! Il nous a parlé de Gaba, des Moksi, de la scène française, de son premier album qui devrait sortir très prochainement, et bien sûr… de Kramder !

Kramder est certainement l’un des talents à suivre absolument. Avec le vent en poupe depuis quelques années, et membre de Noir sur Blanc, le producteur a récemment subi un revirement artistique vers la disco. Au cours d’une rencontre, lors d’un show à Lille, nous avons pu lui poser plusieurs question, afin de découvrir d’avantage l’artiste, et voir la suite de ses projets. Voici notre interview de Kramder !

Salut Kramder, merci pour cette interview ! Pour commencer, qu’est-ce qui t’a fait tomber dans la musique ?


Merci à vous Hands Up pour le soutien !
C’est mon père qui m’a donner son amour pour ça. Il était fan de house, de techno, de bons sons quoi. Il allait voir Laurent Garnier au Rex Club dans les années 89. J’ai grandi avec ça on va dire ! Donc je me suis intéressé à la musique rapidement, puis j’ai eu des artistes qui m’ont beaucoup inspiré, comme David Guetta.

C’est quoi la track dont tu es le plus fier ?


Alors à 100% c’est “Groove Sauce”, sorti sur Confession il y a déjà 2 ans ! C’est avec ce morceau que j’ai lancé mon ère de disco vibe ! C’était sur mon EP ‘Funkastic‘, avec une autre track “Pure Gasoline”. Après j’en ai une autre, “Sunqlub”. Je suis trop content du travail que j’ai fait dessus, mais elle est pas encore sortie. Ça devrait bientôt arriver, cette année si tout se passe bien !

C’est quoi la suite de tes projets, pour 2020 et plus ?



Courant 2020, je vais sortir mon premier album, avec 8 titres dedans, dont ‘Sunqlub’. J’en suis mais super fier ! Il est prêt depuis bien avant le confinement, mais j’attendais le bon moment pour l’annoncer. J’aime me dire que les gens qui l’écouteront se feront leur propre interprétation, leur propre message. De mon côté, j’en ai ma propre interprétation. Ce projet c’est l’aboutissement et la fin d’une période assez spéciale pour moi, et ça marque surtout le début d’une nouvelle ère de maturité.
Après j’aurai aimé faire beaucoup de shows, mais c’est un peu mort… On devait faire l’Ewax Festival avec mon équipe, sur la scène Monstercat. Ça aurait été la deuxième année, et c’est vraiment le feu là bas !
Kramder en mix !

Photo par Valou_C

Tu comptes faire un release tour français et/ou plus ?


Alors pas vraiment. Pour ce qui est d’un release tour, la période ne le permet pas et l’album reste une pièce qui ne se jouera pas en club (hormis quelques titres). Il y’aura des surprises, des clips, d’autres choses, mais on verra ça en temps voulu !

Comment tu as vécu le confinement et l’annulation des shows ?


Pour être honnête, l’annonce du confinement n’a pas changé grand chose à mon quotidien. J’étais plutôt content d’avoir encore plus de temps pour pouvoir faire de la musique, même si deux mois sans voir personne devenait dur à la longue. Toutes ces annulations sont une grosse déception mais la santé avant toute, et on reviendra plus forts et déterminés !

Ça t’a rendu plus productif ou tu as eu la page blanche ?


J’ai eu très peur du syndrome de la page blanche. J’ai du prendre mes outils essentiels du studio pour me faire un mini « quarantine home studio » chez mes parents et j’avais peur que l’inspiration ne m’accompagne pas. Mais heureusement elle était là et j’ai encore bu pas mal de savoir pendant ces deux mois et demi.

La clope sur scène, pour ou contre ?


Pour. Evidemment pour, ça rajoute un truc !

Théo Knock (gérant label Noir sur Blanc) : A chaque soirée, il me demande “est-ce qu’on peut fumer sur scène ?”. Du coup moi je dois voir le gérant avant voir s’il est d’accord ! C’est souvent accepté mais bon, on sait jamais.

Kramder : Je me souviens au Rex Club, je demande si je peux fumer et tout. Le mec me répond “Oui t’es dans la cabine, tu peux fumer 5 cartouches si tu veux ! Une fois ici, le DJ fait ce qu’il veut !”.

Ton meilleur souvenir de show ?


Bah le Rex Club bien sûr ! Forcément, parce que ça fait écho à mon père. Quand je lui ai dit que je jouais au Rex, il m’a dit “Putain mais c’est trop cool !”. Mais aussi parce que c’était là soirée de Malaa, et qu’on était en support avec Koos ! En plus c’était mon anniversaire ce soir là. Puis pendant le concert, juste avant l’arrivée de Malaa sur scène, tout le club commence à chanter “Joyeuuux anniversaire”.. C’était vraiment dingue. Malheureusement mon père n’a pas pu venir ce soir là..

Après il y a aussi l’Ewax, à la montagne. Clairement le cadre est dingue, c’est magnifique. Et bien sûr aussi il y avait notre mini-tounée en Russie. On y a été avec Koos, comme d’habitude, et les russes adorent la bass music. Ils étaient trop chauds ! C’était un voyage de dingue pendant 4 jours, le pied !

Kramder Koos et les co créateurs de Noir sur Blanc, au Rex Club

Crédit : Valou_C

Un mot pour les jeunes producteurs qui vont te lire ?


J’vais dire un peu ce que tout le monde dit déjà, mais il faut avoir son propre style, et ne pas avoir peur du regard des autres.  Faut faire son truc et kiffer ! Si ça marche pas, tant pis, et si ça marche c’est tant mieux. C’est comme ça que ça marche de toutes façons ! Faut rester authentique.

Ta relation avec Moksi ?


On est comme des bons potes ! J’ai joué à leur soirée à L’ADE 2019, et j’ai pu sortir un titre sur le label. D’ailleurs, on s’est échangé nos numéros, et on a une conversation avec tous les gars du label de Moksi. Actuellement, on parle souvent entre nous, on s’envoie des sons et des démos, Sam (Moksi) il écoute tout et nous dit souvent “Ouais les gars c’est lourd !“, il supporte à fond et ça motive.
Kramder avec Moksi, à l'ADE 2019

Tu penses quoi de la scène électro française actuelle ?


Elle est lourde. Franchement on a un bon cru. En plus on a un bon rayonnement à l’international ! Pour ça on peut remercier DJ Snake, Tchami, Malaa, Mercer, etc … Ce qui est bien aussi c’est qu’il y a beaucoup de styles différents. La Bass House monte de ouf aussi, c’est cool. Même si moi je suis partie dans ma vibe Disco, et j’ai découvert qu’il y avait aussi une scène disco ! Gaba vient de la aussi d’ailleurs. Et le plus important, c’est qu’on est tous potes entre nous, et qu’on se soutient tous.

Kramder, Koos, Théo Knock (NsB), Badjokes, Godamn avec Tchami

Un artiste à faire écouter ?


Rah… j’ai envie d’en dire tellement. Kramder ! :rire: Non si je devais en citer un là tout de suite, je dirai Gaba. Gaba de ouf même, parce qu’il prépare du très lourd ! Mais c’est vraiment pour choisir ahah !

Ta collab de rêve ?


Là j’hésite pas une seconde, Mercer ! Ou genre un gros nom comme David Guetta ! Enfin Guetta sons Jack Back, parce que j’adore carrément. Mais sinon surtout Mercer, nos univers peuvent vachement matcher.

Comment vous avez eu l’idée des live Noir Sur Blanc Twitch pour aider l’hôpital de Lille ?


Dès le début du confinement j’avais pensé à Twitch, comme pas mal de monde. Un ami m’avait conseillé de faire des live Twitch bien avant le confinement mais je n’avais jamais vraiment eu le temps, et quand j’ai vu que Victor (Koos) avait la même idée que moi, on a chacun créé notre chaîne. Je streamais l’après midi et lui le soir, et il faisait déjà des démos sessions tandis que je me concentrais plutôt sur des lives de production, de « tutos ».

Puis c’est à la fin d’un live feedback ou on s’est rendu compte qu’il y avait quand même pas mal de talents. Alors avec la team on a eu l’idée de créer cette compilation qui regroupe des artistes qui nous ont envoyé leur track sur le live et qui nous ont tapé dans l’oreille, le tout sur la chaîne de Koos, et avec Grauer qui a rejoint l’équipe Noir Sur Blanc. Et à la fin du premier live ce fut une grosse claque quant à la masse de dons et d’actions. Depuis la compilation est sortie et c’est cuisiné aux petits oignons !

Merci à Kramder, d’avoir pris du temps pour nous accorder cette interview. Nous lui souhaitons le meilleur, et une énorme réussite pour son album à venir ! Et bien sûr, nous avons hâte de le retrouver en show !

Pour découvrir son mix pour Bassline, cliquez ici !