Le festival le plus attendu de la scène électronique française s’est déroulé les 12 – 13 & 14 Juillet. l’Electrobeach Music Festival 2018, sur la plage du Lydia au Barcarès, a fêté cette année sa dixième édition. L’EMF a su s’imposer aujourd’hui comme le festival de musique électronique de référence en France.


Avant de rentrer dans le festival, Nous avons constaté qu’il n’y a pas de grosse attente à l’entrée du festival en arrivant entre 15h et 18h, mais niveau sécurité, les fouilles assez légères des sacs à dos pour certains et très sévères pour d’autres notamment les femmes nous ont surpris.

Pour la dixième édition, l’organisation nous offre un début explosif pour la programmation avec la légende Carl Cox sur la Techno Stage. Également sur la scène Hard avec Angerfist, accompagné par les Da Tweekaz.
 Pour la scène principale, les deux lyonnais de Bellecour ont effectué leur premier passage sur une grosse scène. Ensuite les gros noms comme Oliver Heldens, Jauz et Diplo se sont enchainés avant le closing de DJ Snake.

 N’étant pas en grand nombre sur le festival, nous n’avons pas pu voir de nombreux sets sur l’ensemble des scènes.
Donc nous allons nous focaliser sur la MainStage avec nos 3 sets favoris par jour !




DAY 1

DJ SERPENT

Crédit : Gaspard Wenner

Crédit : Gaspard Wenner


Le serpent a encore répondu présent en closing de ce Day 1. Celui que beaucoup attendent, et que d’autres critiquent beaucoup, quoi qu’il en soit, William a rempli son contrat. Comme a son habitude il est venu accompagné par des artistes qui l’entourent, nous avons donc pu revoir Bellecour sur scène à ses côtés comme lors de Solidays. Pour son set, toujours égale à lui même un set qui envoi, surtout lors de l’EMF. 
Le patron est toujours aussi fan de micro et encore plus quand on est a quelques heures d’une finale de coupe du monde. Seul bémole, le petit bug technique qui a coupé son set pendant quelques minutes à cause du plantage de son ordi.

DIPLO

Crédit : Gaspard Wenner

Crédit : Gaspard Wenner

Pour sa première à l’Electrobeach, Diplo n’a pas fait dans la demi-mesure.
En effet, c’est à grands coups de bangers Traps et Moombahton / Core que l’américain a su porter un public ultra chaud sur la Main Stage.
Il a joué ses nombreux classiques, notamment de son projet Major Lazer, toujours aussi efficaces auprès du public français. Diplo s’est également essayé au rap français avec un petit ‘Tuba Life’ de Niska.
Coté production, les moyens ont été mis avec de nombreux feux d’artifices lors des drops ce qui donne une ambiance encore plus électrique et festive.

JAUZ

Crédit : Gaspard Wenner

Crédit : Gaspard Wenner

Également sa première à l’EMF, la tête d’affiche montante de la scène Bass nous a offert un set plein de bangers. Combinant ses cartons ‘Rock The Party’, ‘Alpha’ ou ‘I Hold Still’ avec des drops un peu plus pointus à l’image de l’excellente ‘Lambo’ de Quix et Matroda, Sam de son prénom a proposé une sélection de qualité pour un set mainstage malgré des mashups aux goûts des années 2010.

Mention Choukar : BELLECOUR

Crédit : Gaspard Wenner

Crédit : Gaspard Wenner

Pour leur premier passage en festival, Bellecour a pu testé son univers qui se destine aux Vegans qui mangent de la viande. Les deux lyonnais ont proposé un set construit par leurs derniers titres comme « Idiots », « Quinoa Vibration » ou « Da Vinci » leur colla avec AAZAR avec quelques « VIP Edit » made in Bellecour qui seront des exclues live uniquement pour eux.

DAY 2

STEVE ANGELLO

Crédit : Gaspard Wenner

Crédit : Gaspard Wenner

Le suédois faisait son retour sur la mainstage de l’Electrobeach pour le plus grand bonheur de tous après 3 ans d’absence. Le membre de la Swedish House Mafia nous a proposé un set ultra qualitatif durant 1h de pur bonheur.
Son intro sur « Rejoice » donne le ton immédiatement pour enchaîner sur des productions alternant Progressive House surpuissante. Steve Angello a été une véritable claque mélodieuse dans un line up beaucoup plus gras et violent (Carnage et Timmy Trumpet).
À noter sur les insinuations durant le set sur la Swedish House Mafia qui font toujours plaisir et qui prouve une fois de plus le retour prochainement du plus grand trio de la musique la musique électronique. 


CARNAGE

Crédit : Gaspard Wenner

Crédit : Gaspard Wenner

Le pic de bangers de ce Vendredi, avec un tel nom, comme il le dit lui-même, il était clair que l’américain n’allait pas faire dans la dnetelle, ouvrant son set avec le morceau « In the Pit » dès le second morceau, passant ensuite par la psy trance, la trap ou de la dubstep.

TIMMY TRUMPET

Crédit : Gaspard Wenner

Crédit : Gaspard Wenner

La seconde couche de hard style, qui n’a pas déplu au public a été appliqué par l’australien trompettiste, beaucoup de psy, avec de temps en temps une touche de trompette en live. Un set clairsemé de vodka, de goodies et de nouveaux singles. Une mention très spéciale pour la qualité des visuels qui était de loin la meilleure de toute la journée.

DAY 3

TCHAMI X MALAA

NO REDEMPTION

Crédit : Gaspard Wenner

Crédit : Gaspard Wenner

Voici la première du « No Redemption », le back 2 back de Tchami x Malaa !
Être après Vini Vici, Afrojack et Armin Van Buuren n’est pas évident en terme d’énergie, surtout quand on a un style aussi différent mais le duo de Pardon My French a rempli son contrat. Si leur set n’était pas dans l’attente du public niveau explosion finale comparé à une déferlante de Trap des Yellow Claw comme l’an dernier, mais nous avons eu droit à un set House sous toutes ses formes qui prenait aux tripes.
Pour ce closing, Tchami et Malaa ont amené dans leur valises leur deux cubes pour permettre une immersion totale dans leu show. Ils ont envoyés les plus gros cartons de leur discographie et du label Confession. Un show qui pour le public de la MainStage était un peu trop pointu, ce qui n’aura malheureusement pas su mobiliser la foule autant que les artistes précédents.

AFROJACK

Crédit : Gaspard Wenner

Crédit : Gaspard Wenner

Habitué du festival, Afrojack n’était pas venu pour le soleil, dès son intro intense avec « My City ». Programmé juste après Vini Vici, celui-ci a mis le feu sur la mainstage. Avec quelqu’uns de ces grands classiques, le DJ hollandais a multiplié les drops électro pour emmener le public vers une fin de set orientée progressive. Il en a également profité pour jouer plusieurs ID super puissantes dont “Flawless Victory” qui selon ses propres mots est la track la plus puissante qu’il ait produit.

VINI VICI

Crédit : Dorian Narayana

Crédit : Dorian Narayana

Le duo israélien, n’était que présent à moitié pour l’occasion, et était placé entre Dimitri Vangelis & Wyman et Afrojack. On remarque que Vini Vici s’adapte à ce nouveau public, super motivé mais trop peu connaisseur dans ce milieu. Résultat un set super surprenants avec du Avicii, Daft Punk, Queen dans leur tracklist.

CONCLUSION

Crédit : Gaspard Wenner

Crédit : Gaspard Wenner

La dixième édition de l’Electrobeach Music Festival aura confirmé le statut de plus grand festival de musique électronique de France. Avec une organisation de plus en plus rodée, des artistes internationaux comblés et un public ravi.
Un seul conseil pour l’édition 2019, une fouille plus importante pour éviter certains incidents, qui sont beaucoup trop apparu sur les réseaux sociaux.