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Vendredi dernier, William Grigahcine alias DJ SNAKE était de retour en France et plus précisément au Zenith Paris – La Villette. Après avoir conquis l’Olympia en février dernier, c’était donc un nouveau défi qui l’attendait. Est-il réussi ? Hands Up était présent et vous livre son compte-rendu de la soirée.

Remplir un Zenith en un peu plus d’un mois, ça n’est pas permis à tout le monde. Et pourtant, le serpent l’a fait. Il était donc de retour en France vendredi dernier, la dernière fois qu’on l’avait aperçu dans l’Hexagone, c’était cet été lorsqu’il avait sillonné les festivals français (Solidays, Electrobeach Festival, Summer Sound). Pour son retour, il avait donc choisi le Zenith de la Villette et ses 6000 places. Un show 100% français puisqu’il avait invité le jeune prodige Aazar et le « vétéran » Martin Solveig.

On connait l’importance de Snake envers la « french touch », lui qui est à l’origine du collectif « Pardon My French », collectif voulant promouvoir le savoir français dans le monde entier. Un collectif qui avait même son propre stand de vêtements et nombre sont les personnes ayant arboré durant le concert les pulls et drapeaux « Pardon My French ».

Première partie 

  • Aazar

A peine entré dans l’enceinte du Zenith, on entendait déjà les basses. Nous nous sommes empressés alors de trouver de bonnes places. Enfin assis, nous pouvions juger la prestation du jeune prodige parisien. Et autant dire que c’était très réussi, ce dernier a envoyé un set très homogène entièrement basé sur son style musical phare : la trap. Entre remix de plusieurs hits tel que « Runaway » des Galantis et une touche de Rae Sremmurd par moment, il a clairement mis le feu. Il a bien-sur joué ses morceaux phares comme « Pop That » ou sa dernière pépite « Gyal » pour laquelle nous vouons un amour indéfini. Encore bravo à lui.

Crédit Photo : Anthony Ghnassia

  • Martin Solveig

Venait donc ensuite une icône de la musique électronique française : Martin Solveig. Plus souvent à Ibiza qu’en France, il était très heureux tout de même d’être de retour à la maison. Il a livré un set correct mélangeant ses sons tel que « Intoxicated » ou « Do It Right » avec des sons plus trap comme « Higher Ground » du duo TNGHT composé de LUNICE et Hudson Mohawke qui a retourné le Zenith. Entre temps, il a joué pour la première fois sa toute nouvelle track « Places » avec Ina Wroldsen. Une track très réussie jouée juste avant qu’il ne “tease” la suite du concert avec une photo de Snake sur la grande toile blanche présente juste derrière lui. Après une photo avec le public et quelques autres tracks, il était temps pour lui de laisser place à l’homme de la soirée.

Le concert 

Un public bouillant, voila le résultat de cette première partie. Un public qui attendait surtout son Messie. Le nom de ce dernier résonnait dans la salle et soudain cette dernière devint toute calme lorsque le court-métrage d’avant-concert fut projeté. Dix minutes de frissons, nous étions comme tout le monde ébahis devant la réalisation de celui-ci. A l’origine de ce dernier, l’agence chivteam et plus précisément Charles-Edouard Dangelser qui suit le serpent depuis quelques temps. Ce court-métrage était une sorte de vitrine du dernier Pardon My French Tour. A l’écran, on retrouvait en effet Tchami, Mercer, Malaa et bien évidemment Snake. Une mise en bouche réussie.

Une mise en bouche qui s’arrêta lorsque le voile blanc tomba, on pouvait alors distinguer la scène du serpent. Cette dernière changeait de celle de l’Olympia et des Solidays. Fini les néons verticales, place à une scène ovale mais toujours aussi lumineuse. Snake fit enfin son apparition quelques minutes après sous les hurlements de la foule, impatiente comme jamais. Le chrono était lancé, 1h30 de musique nous attendait.

Et il n’y a pas que la scène qui a changé, le set du serpent également. Fini l’intro sur « Like a bitch » de Zomboy, cette dernière laisse place à une toute autre intro qui reste malgré tout ravageuse. La suite du set fut tout simplement parfaite. Son influence Hip Hop, Trap et EDM se retrouvait dans ses tracks qui s’enchainaient à la perfection. Il fit venir sur scène divers artistes comme Yellow Claw lors d’« Ocho Cinco », AlunaGeorge lors de « What You Want » ou encore Bipolar Sunshine à la fin pour « Middle ».

Autre présence, plus qu’inattendue, celle de l’humoriste Omar Sy pour « Get Low ». Sa mission, aider Snake à faire s’assoir les 6000 fans et après cinq minutes hilarantes à se plaindre auprès de ceux ne jouant pas le jeu, Snake put enfin envoyer son drop devenu désormais mythique. On peut également mettre l’accent sur les nombreux dispositifs mis en place par l’enceinte. Ainsi, on a eu le droit au moment des drops à de la fumée, à des flamme, des feux d’artifice et par moment à des géantes bandelettes. Les jeux de lumière peuvent aussi être mis en avant, notamment quand ces derniers étaient au couleur du drapeau tricolore.  

Après plus d’une heure et demi de show dans lequel on a pu retrouver toutes ses tracks personelles (« Pigalle », « Here Come The Night », « Let Me Love You ») ainsi que les tracks de ses artistes favoris (Flosstradamus, Kill The Noise, Zomboy,…), Snake a tiré sa révérence. Le tout devant un public conquis et après quelques derniers mots de remerciements et un jet de micro, il quitta la scène du Zenith.

Le Faust

Il revint sur scène quelques heures plus tard au FAUST, le célèbre club parisien se situant sous le pont Alexandre III. Un show durant lequel il invita la légende CUT KILLER ainsi que ses nombreux amis LH4L, Mercer, Aazar ou encore JoeyStarr. Après le Zenith, c’était au tour du Faust de subir la vague déferlante du serpent pendant près de 5h, durant lesquelles il enchaina avec ses potes les nombreux pogos (n’hésitant pas à se jeter dans son public parisien), les photos et les plus improbables dédicaces dont certaines sur des cartes d’identités ou des permis de conduire.

Un second show réussi de A à Z (comme le premier au Zenith) qui nous amène à nous poser la question suivante : quelle sera la prochaine étape ? Bercy et ses 15 000 places ? Ou un deuxième Zenith comme avait-il dit en ironisant sur les antennes de Fun Radio ? Ce qui est sur, c’est que Dj Snake sera présent en France en 2017 et cela suffit déjà à nous combler d’impatience. A savoir désormais si ce sera en solo ou avec son collectif Pardon My French, seul l’avenir nous le dira.