Lors de la 1ère soirée de l’ILLEGAL TOUR de Malaa, au Magazine Club à Lille, nous avons eu l’occasion de rencontrer KOOS, jeune producteur français qui commence à tirer ses épingles du jeu de la Bass Music.

Un jeune artiste de la scène bass, qui a déjà lancé son label, sortie des tracks sur le label de Tchami, qui a réalisé un remix officiel pour Malaa Koos, producteur lillois, est un producteur qu’il va vraiment falloir suivre ces prochaines années. 

Salut Koos, et merci d’avoir accepter la rencontre! Alors tout d’abord qu’est ce que ça te fait de revenir à Lille pour mixer au Magazine Club?

Alors pour moi c’est un plaisir, Lille c’est la maison, j’ai vécu 16 ans ici! Je veux garder cette racine lilloise, et cette importance on a voulu la retranscrire dans notre label Noir sur Blanc.

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Crédit: valou_c

Justement, parle moi un petit peu de ton label !

Noir sur Blanc c’est donc un label lillois, qu’on a créé avec un pote à moi, Théo, et son frère. Le QG du label, ainsi que Théo et son frère son basés à Lille, du coup on fait toutes nos soirées là bas, et on essaye de faire bouger un peu la scène lilloise tu vois. C’est important pour nous, ça renouvelle et voilà. D’ailleurs on revient au Magazine le 16 février avec Panteros666, Hidden Face, mon pote Kramder qui a mixé avant Malaa, et ça va être un gros carnage. Panteros c’est un gars du groupe Club Cheval, un très bon pote, et ça va être une tuerie, il faut venir!

Question basique, mais quand et comment as-tu commencé à mixer?

En fait j’ai commencé à produire avant de mixer. Du coup j’ai commencé sur FL Studio et des logiciels que j’ai trouvé sur internet. Ensuite j’ai produit pendant 3 ans on va dire, jusqu’à arriver à un niveau pas mal  où j’arriver à avoir une date. Une fois j’ai choppé une petite date à la Fête de la musique, et j’ai mixé devant 2 personnes! Et ainsi de suite, je suis arrivé à apprendre à mixer. Donc la prod’ avant le mix !

En parlant de prod’, parlons un peu de ton style! Sur tes premières tracks, on sent une influence de Tchami. Comment a évolué ton style, et quelles personnes t’ont inspiré?

Oui au début je suis parti sur de la future house. C’est arrivé au moment où, il y a 3-4 ans, c’était pas très connu. Vraiment les débuts de Tchami, ses premières releases. Du coup, j’essayais pas de faire une copie de Tchami mais il était plutôt mon inspiration. Après au fur et à mesure j’ai construit mon style, et je suis parti sur quelque chose plus Bass House, avec des influences dubstep.

Alors au niveau des inspirations quand j’ai commencé la musique, c’est comme on l’a dit précédemment, Tchami, mais aussi tout ce qui était de la musique électro quand j’étais petit. Comme par exemple Bloody Beetroots, Toxic Avenger. J’ai grandi là dessus, et je m’en suis inspiré. D’où les sonorités avec des sons un peu strident. En ce moment je recherche tout ce qui est de la scène londonienne du genre UK Garage, ça j’adore de plus en plus. C’est plus de groove, ça apporte quelque chose. J’aime bien prendre pleins de sonorité.

Quel est la track dont tu es le plus fier?

En vrai, pour moi ça serait “Volcan”, que j’ai fait sur Alchimy. C’est parce que c’est vraiment celui là qui m’a lancé dans le milieu on va dire. Grâce à Tchami, on a fait énormément de streams et ça a été joué un peu partout, et au niveau de la prod’ ça a été rapide, genre en 4 – 5 heures. Et au final c’est un des titres qui marche le mieux. Après la dernièrement c’est le Cash Money (Koos Remix)”, c’est un honneur de remixer Malaa et d’être officiel.

Avec qui tu révérais de faire une collab?

Je pense que ça serait Habstrakt. Après je sais pas si ça serait vraiment un rêve, parce qu’au final c’est un pote, mais ça serait un gros kiff. J’adore la façon dont il travail, la complexité de ses créations. C’est tellement innovant à chaque son. Et puis il nous prépare tellement du lourd….

Habstrakt, si tu nous lis, on espère qu’une telle collab peut voir le jour !

Comment se présentent tes projets shows?

Alors au niveau de ce qui arrive, il y a le Rex Club avec Malaa, après on retourne à Lille pour la soirée Noir Sur Blanc. Ensuite, avec Kramder et Théo (Noir sur Blanc), on part 3 jours en Russie faire la fête. On va faire pas mal de choses, ça va être fou! On va essayer d’importer le milieu bass house là bas!

Et comment tu vis le fait d’autant exporter ta musique et ton style?

C’est vrai qu’en début d’année j’ai pu aller au Canada, et là en Russie. Du coup je suis plutôt content parce que depuis le début ma musique cartonne mieux à l’étranger, c’est un fait, mais je le vis bien! C’est même super cool de pouvoir exporter sa musique comme ça, d’être écouter dans tellement de pays c’est un truc de malade. Mais après la France ça reste la maison. La dernière fois c’était la soirée Composite au Petit Bain et c’était énorme.

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Ariel Benoit

Un jeune talent que tu aimerais nous faire découvrir?

Y’en a tellement! Avec notre label on reçont beaucoup de démos! Sinon je dirai KAGE, c’est un néerlandais, et il fait vraiment des trucs du futur. Après en français il y a Relique, ou encore Kramder, même si c’est plus un nouveau talent! Mais je recommande vraiment KAGE!

Dernière question, est-ce que tu as un rituel avant de monter sur scène?

Non j’en ai pas vraiment. J’essaye de m’entourer du plus de mes proches, recevoir le plus d’énergie d’eux, on fait un gros calin collectif, on mange un petit couscous :rire:. Après on est parti, on branche les clés, on allume tout, et on démarre!

Un grand merci à Koos pour ce bon moment, et ce mix qui était très très chaud! On lui souhaite d’exploser les records en cette année 2019, que ce soit pour lui ou son label!

On remercie également l’équipe du Magazine club sans qui cette interview n’aurait pas été possible!