Juste avant son show enflammé aux Nuits Secrètes, on est allé poser quelques questions à Mosimann pour cette interview ! Il nous parle notamment de sa double date au Zénith de Paris, sa récente parentalité, et de son prochain album !

Salut Mosimann, comment est-ce que tu vas ?
Je vais très très bien ! D’ailleurs, je suis hyper content d’être avec vous, je vois à chaque fois de votre contenu, et repartager des actus. Je suis très content de vous rencontrer, de rencontrer les lecteurs aussi. Ça fait plaisir !
Cette interview est également disponible en vidéo sur notre chaîne YouTube !
On est aujourd’hui aux Nuits Secrètes à Aulnoye-Aymeries : qu’est ce que tu penses du public du Nord ?
Je pense exactement ce que tous les artistes pensent du public du Nord ! C’est d’ailleurs souvent la même chose que le public belge : on sait que ça va bien se passer. C’est pour ça que je suis hyper chill aujourd’hui, je sais qu’on va passer un bon moment. Je sais qu’ils sont souriants, qu’ils sont heureux, qu’ils sont de bonne humeur. D’ailleurs là je termine cette interview, et je vais me balader sur le festival. J’ai une espèce de tradition avec mes équipes, c’est d’aller à la recherche des meilleurs churros dans tous les festivals de France, Belgique, Suisse. Il y a des chances que ce soit ici ! Mais surtout, je vais rencontrer les gens et je sais que ça va être super.
Pour les nordistes : Mosimann sera au Zénith de Lille le mardi 20 avril !

📸 Sarah Bastin
C’est la 12ème date de ton Dream Tour. Pas trop fatigué ?
Pas du tout ! Je ne suis pas du tout fatigué. Comment est-ce que je pourrais te comparer ça ? Est-ce que tu as déjà passé des vacances avec tes parents qui te forcent à faire des trucs ? C’est-à-dire que tu passes des vacances, tu kiffes, tu sais que c’est trop bien parce que tu es pas à l’école, parce que tu fais des trucs que tu aimes, que tu te couches à l’heure que tu veux. Mais tes parents, ils ont quand même décidé de visiter les Gorges de Verdon, le château de truc, le machin et cetera.
Et ben, c’est un peu ça. C’est-à-dire que moi je suis en vacances. Je suis trop content, je fais des festivals où c’est trop cool et on te dit par contre, tu vas pas beaucoup dormir. Bon, franchement, ça en vaut la chandelle. En fait, le problème de la tournée, c’est quand ça s’arrête, quand il y a un jour off. Moi, j’aimerais que ce soit comme ça tous les jours !

Est-ce que tu as prévu des vacances ?
Je suis en vacances. Je suis vraiment en vacances. De toute façon, c’est simple. Si demain je pars en vacances, admettons dans le Sud, je vais forcément passer à côté d’un camping où je vais entendre de la musique. Ou bien je vais être sur la plage et puis je vais me dire « Attends, là, je pourrais être dans mon tourbus. Je pourrais être avec mes potes en train de faire de la musique, en train de composer des trucs, je pourrais être en train de mixer !« .
J’ai une FOMO (Fear Of Missing Out) qui est terrible moi. Donc non, pas de vacances prévues. Peut-être que je pourrai prendre des vacances avec ma petite fille. OK OK, tu m’as eu le peut-être quelques jours à la piscine avec ma petite fille, quand même !
Tu vas bientôt sortir ton premier album autour du format « DreamTrack ». A quoi doit-on s’attendre ?
C’est une bonne question. Ce premier album, je ne sais pas si c’est autour du concept du Dream Track. En revanche, c’est qu’après avoir réalisé les titres de rêve de mes invités, je vais enfin réaliser mes rêves et réaliser l’album de mes rêves. Actuellement, on est vraiment à l’étape où on sélectionne. On a 50 démos, on est en train de sélectionner les titres. Qu’est-ce qu’on garde pour l’album ? Qu’est-ce qu’on garde pour la réédition ? Qu’est-ce qu’on garde en single en dehors de l’album, de façon ponctuel ?
On s’est dit que j’allais simplement lancer des pistes dans tous les sens en me disant « Mes rêves, ça serait de demander à tel ou tel artiste de venir participer à l’album« , et on va voir ce qui prend. À l’heure actuelle, toutes les perches que j’ai lancées ont bien été attrapées. Mais en tout cas, il y avait l’idée de réaliser des titres de rêves, et ben moi, c’est réaliser l’album de mes rêves. J’ai hâte de voir la réaction du public surtout.
En parlant du public : tu sens que l’attente du public a changé en festival ?
Est-ce que le public a des attentes ? Est-ce que j’ai des attentes ? La seule chose pour laquelle je me bats, c’est le moment de lâcher prise. Je cherche le moment de climax, le moment où les gens se sentent libres. J’essaie pas de faire les choses pour le public nécessairement, comme j’essaie de ne pas faire les choses pour moi. J’essaie de trouver le juste milieu entre le partage universel, le moment où on va tous se retrouver juste bien quoi.
Et je pense que même à avoir trop d’attentes, souvent on est déçu. Donc, je viens sans attente. Je viens pour kiffer avec les gens. C’est tout, ni plus ni moins. Est-ce que toi, tu as des attentes en tant que média ? Est-ce que tu as des attentes ce soir ?
Hands Up Electro : Non, justement, je suis vraiment d’accord avec toi. Plus on a d’attentes, plus on risque d’être déçu.
Mosimann : Est-ce que tu as des attentes sur mon show ? Est-ce que tu te dis «J’aimerais bien qu’il fasse ça ou qu’il fasse ça ? Est-ce qu’il va nous faire une dédicace ? Est-ce que dans le show, il va mettre une acapella où ça dit « Put your hands up ! Put your hands up ! Put your hands up » !». Ça peut être sympa ça !
Hands Up Electro: J’espère qu’on va pouvoir danser. À partir du moment où on danse, tout me va !

Tu fais as fais ta première saison chez France Inter. Est-ce qu’on t’y retrouve en septembre ?
Oui, je resigne la saison prochaine chez France Inter ! Je suis trop content !
Ton dernier « billet de Mosimann » était plus personnel que les autres : tu annonces que tu es devenu papa… il y a 2 ans ! Tu t’attendais à autant d’engouement en le faisant ?
Franchement, c’est dingue. J’ai reçu une telle vague d’amour. On parle souvent des vagues de harcèlement et des problèmes liés aux réseaux sociaux, et de ce que ça peut engendrer quand ça se passe mal. Mais on parle pas assez, je crois, des moments où ça se passe bien. Et cette vague d’amour que j’ai reçu, c’est exceptionnel.
J’ai un pote, Holseek, qui a mis sous la vidéo « Mosidad ». Maintenant on vient me voir en festival et on me dit « Ca va Mosidad » ? Et ça me fait rire ! Je suis hyper fier.
Est-ce que ça a changé quelque chose dans ton quotidien de l’avoir annoncé publiquement ?
Je ne sais pas si ça change la perception que les gens ont de moi. En revanche, se sentir libre d’en parler, c’est agréable. Il y a un truc que les papas et les mamans peuvent comprendre. Quand on a un enfant, on a envie de le crier au monde entier. Et on a envie de devenir ce pote insupportable qui, quand tu vas prendre un café avec lui, va systématiquement te dire « Attend, je t’ai pas montré les dernières photos de la petite !« . Je détestais mes potes qui faisaient ça. Maintenant, je suis devenu ce mec. C’est à dire que là, comme on parle de ma petite fille, j’ai très envie de te montrer des photos d’elle :rire: !

Tu as annoncé ta Dream Night : 24 heures de fête ! Tu te rends compte de l’ampleur que ça va être ?
Ah non, je me rends pas compte. Je ne me rends pas du tout compte de l’idée complètement farfelue que c’est. Ce que je sais, c’est que on va s’amuser. Mais tu sais, ça part un peu d’une problématique. On a annoncé le premier Zénith, complet. On a annoncé le deuxième Zénith, complet. Et après, la suite, c’était des messages de gens qui nous disaient « mais attends, on n’a pas vu que tu avais annoncé les Zéniths, on n’a pas eu de place, il y a plus de place, c’est plus dispo« . J’ai dit qu’il fallait qu’on fasse quelque chose.
Donc, ce qu’on a fait, c’est qu’on a annoncé un Accor Arena ! L’Arena, les ventes se passent très bien ! Et là c’est très technique, c’est vraiment juste pour Hands Up, mais quand tu loues un Zénith, tu bloques une partie de la jauge pour pouvoir gérer en amont la scénographie. Donc, tant qu’on n’a pas envoyé toute la scénographie à toutes les équipes, il y a en moyenne 200 à 300 places par soir qui sont bloquées en terme de jauge. Quand on m’a dit qu’il y avait ces places qui peuvent être débloquées, je leur ai dit « Attends, on va pas juste lancer les dernières 200 places comme ça, il faut qu’on crée une expérience !« . Et c’est là que j’ai eu l’idée de faire la Dream Night.
Pourquoi est-ce qu’on ne vendrait pas aux gens qui étaient mécontents de pas réussir à avoir de places, de leur vendre une vraie expérience ? Et donc, 24 heures de teuf. Et ça, c’est trop cool. C’est-à-dire que là, tu peux aller sur Shotgun et tu peux prendre un billet pour les deux Zéniths, pour les trois after, et peut-être autre chose plus tard.
La Dream Night, c’est par ici !

Tu peux nous convaincre de venir en 20 secondes ?
Mais en moins de 20 secondes ! Si vous aimez faire la teuf, prenez un billet, ça va être anthologique.
Est-ce que tu penses que Twitch est la meilleure plateforme pour être proche de ton public ?
À l’heure actuelle, pour moi, Twitch, c’est la meilleure plateforme ever. Parce que, déjà, le premier mot d’ordre de Twitch, c’est la bienveillance. On se sent dans une communauté bienveillante, il y a jamais d’insultes, il y a une vraie régulation des propos. C’est vraiment bien foutu. Et puis surtout, ça me permet d’être en live quand je veux. Je peux être en live de mon studio, je peux être en live des festivals comme on va le faire juste après.
Il y a le truc de la musique aussi qui est un petit peu compliqué parce que parfois, si on diffuse trop de musique, ça peut cracher. Mais, je crois que là, on est en bon terme, justement, avec Twitch pour organiser ces 24 heures et ça devrait bien se passer.

Existe t-il encore une barrière entre Mosimann et Quentin ?
Je crois que je m’en fous de ça. Enfin, j’ai ma vie privée quand je suis en famille. Mais on est une famille. On est une famille qui partageons avec le public ! On partage un show, on partage un tourbus, on partage des douches, on partage des loges. Pourquoi est-ce qu’on ne peut pas partager aussi avec le public qui nous regarde en live ? Et surtout je je choisis ce que j’ai envie de partager.
Par exemple, je sais que de 13h à 16h, c’est le moment où on fait la sieste. Il n’y a rien à partager, on se couche tous dans le tourbus, on est tranquille, on se repose. À partir de maintenant là, il est 16h passé, 17h, on va aller se balader sur le festival, on va chercher des churros, on va rencontrer les gens, on va être en live sur Twitch, et ça me plaît. Ça me plaît parce qu’on fait de la musique quoi ! Enfin je veux dire que je sauve pas des vies, je fais de la musique et c’est un truc bienveillant autant kiffer et être avec les gens. C’est la fondation même du partage !

Au sujet de ton double Zénith : tu as déjà trouvé tes premières parties ?
Comme vous êtes un média spécialisé dans la musique électronique, je vous donne toute la vérité. Choisir une première partie, c’est très compliqué pour plusieurs raisons. La première raison, c’est que aujourd’hui, je n’aurais pas pu faire cette tournée ni la tournée qui arrive sans des sponsors. Les deux sponsors aujourd’hui qui m’aident le plus, c’est Crédit Mutuel / RiffX et Volkswagen.
Sans eux, j’aurais pas pu me payer cette scénographie, je n’aurais pas pu investir en marketing. Un truc très con mais le système pour être en live sur Twitch, c’est un abonnement qui coûte cher et puis c’est une espèce de grosse sacoche avec la caméra. J’aurais continué de faire des lives avec mon iPhone. C’était très bien, mais à un moment donné, il faut essayer de se professionnaliser. Donc, c’est vraiment des partenaires qui m’aident. Ce qui veut dire aussi que pour les premières parties, j’essaie de collaborer avec RiffX parce que c’est un tremplin de talents.
Donc je vois avec eux, est-ce qu’on organise des co-premières parties, est-ce qu’ils ont des idées, est-ce qu’ils ont des envies, tu vois. J’ai pas envie de faire le gars qui va juste prendre la tune et et qui fait les choses de son côté. Et puis surtout, on a on a une super relation avec ces deux sponsors. Donc, je n’ai pas de scoop à te donner pour les premières parties, on est en train d’y penser, on est en train de réfléchir, mais tout ce que je sais, c’est qu’il faut que ça ait du sens pour moi.
Si le Mosimann de 20 ans te voyait, avec tous tes projets, il dirait quoi ?
C’est une très bonne question. Je pense probablement qu’il n’y croirait pas. Je crois qu’il se dirait c’est pas possible. C’est pas possible, là ça y est, on fait des Zéniths ?! Je crois qu’il serait il serait probablement un chialade. Il y a de très fortes chances.
Hands Up Electro : Est-ce qu’il en aurait rêvé à 20 ans ?
Mosimann : Bien sûr. Mais moi, tu sais, à 20 ans, même un petit peu avant, j’avais vu deux concerts aux Zéniths de Paris : Anthony Kavanagh et les L5. Et j’avais pas trop de moyens donc j’étais vraiment tout au fond et je me disais « Un jour je serai là quoi« . Et j’y croyais dur, très très dur. C’est un mi du temps, mais j’y suis. Maintenant j’espère que quand je ferai les Zénith, il y aura un petit garçon qui sera au fond de la salle et qui se dira que lui aussi il y sera bientôt, parce que c’est possible. Il y arrivera, c’est sûr.
Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ?
Une résidence à Ibiza encore plus grosse l’année prochaine, j’en rêve. Tomorrowland, on pourrait rêver d’une main stage, hein ? On pourrait rêver des États-Unis, on pourrait rêver de l’Amérique du Sud, on pourrait rêver de repartir au Japon, de repartir en Asie. On pourrait rêver de faire le tour du monde et de pouvoir partager ma musique avec encore plus de gens. Ça, c’est mon prochain rêve. Là, on est bien, on est en Europe, c’est très cool. Je pense qu’il est temps de rêver encore un petit peu plus loin. On continue de rêver grand. Merci Hands Up !
L’interview est disponible en vidéo juste ici :
Un grand Merci à Mosimann et son équipe d’avoir pris d’avoir passé ce moment avec nous, et d’avoir répondu à toutes nos questions ! Merci aux Nuits Secrètes pour leur accueil toujours légendaire. Enfin, merci à Marine Perun aux questions, et à Hugo Poidevin pour la vidéo et le montage !
Mosimann a d’ailleurs depuis annoncé une tournée des Zéniths en France !
