À l’occasion du festival Musilac, nous avons pu échanger quelques mots avec l’artiste australienne Sam Quealy. On parle de son nouveau univers, de son show et de sa tournée 2026. Interview complète disponible dès maintenant !
Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je suis la techno-pop princess.

@samquealy @thomasvrabie @chatonfleek
Comment décrirais-tu ta musique en trois mots ?
Je dirais : dangerous, trashy et pop.

@mije_shoot
Depuis la sortie de Jawbreaker, tu es en tournée. Comment ça se passe jusqu’à présent ?
La tournée se passe vraiment très bien. On reçoit un excellent accueil du public et on s’amuse énormément sur scène. Mes concerts sont très interactifs. J’aime que le public ait le sentiment de faire partie du show.
Je ne veux pas que les gens restent simplement debout à regarder. J’ai envie qu’ils vivent le concert avec nous, qu’ils participent. C’est ce qui rend chaque date aussi amusante.

@mije_shoot
Tu as composé ton album avec Marlon Magnée de La Femme. Qu’est-ce que cette collaboration t’apporte que tu ne retrouverais pas ailleurs ?
Quand je suis arrivée à Paris, travailler avec Marlon m’a vraiment permis d’apporter cette fameuse « French Touch » à ma musique.
Mon identité australienne et toutes mes influences se mélangent à ce que j’ai découvert en vivant à Paris. Je pense sincèrement que ce projet n’aurait pas pu exister de cette manière sans cette rencontre entre ces deux univers. C’était une très belle collaboration.
Est-ce que tu continues de travailler avec lui aujourd’hui ?
Je travaille désormais avec de nouveaux producteurs pour la suite. Je vais d’ailleurs jouer un nouveau morceau ce soir, en collaboration avec un artiste très cool. Vous le découvrirez pendant le concert. J’espère que ça vous plaira 😉
Tes concerts sont remplis d’énergie, de glamour et de perruques… D’où vient cet univers ?
Quelle perruque ? :rires:
J’ai toujours été inspirée par le drag, le cabaret et les New York Club Kids. Quand j’étais plus jeune, je sortais déjà en soirée avant d’avoir l’âge légal. Je m’habillais de façon complètement extravagante et je créais de nouveaux personnages.

J’adore pousser chaque élément à l’extrême : une féminité exacerbée, des tenues exagérées, quelque chose de totalement assumé. Tout est volontairement excessif : hyper pop, hyper féminin, hyper extravagant.
Penses-tu vivre à la bonne époque pour proposer ce type de musique ?
Je pense que oui. Aujourd’hui, les gens sont davantage ouverts à écouter des artistes qui ne rentrent pas dans une case précise.
Avant, on voulait absolument ranger chaque morceau dans un genre musical. Personnellement, je trouve que c’est un peu absurde. Finalement, ces catégories servent surtout aux playlists. Au fond, peu importe le genre : soit on aime une musique, soit on ne l’aime pas.
Tu as créé la chorégraphie du spectacle avec Thomas. Comment avez-vous imaginé ce show ?
Nous avons commencé par une période de travail avant le début de la tournée. Pour moi, les chansons racontent déjà une histoire. Elles indiquent naturellement la direction que doit prendre la mise en scène.
Par exemple, lorsqu’un morceau parle d’amour, les mouvements deviennent plus doux et plus romantiques.
Pour « Watch Me Now », j’ai immédiatement imaginé une esthétique de cow-boy australien. La musique m’a naturellement donné envie d’intégrer des mouvements inspirés du line dance.
À l’inverse, « London Town » possède une énergie beaucoup plus Gabber / Hardstyle. Au final, c’est toujours la musique qui guide les mouvements. Tout se construit de façon très organique.
Tu vis désormais à Paris. Est-ce que cette ville nourrit ton inspiration ?
Oui, complètement. Paris est un véritable mélange de cultures et d’influences. C’est très inspirant au quotidien.

Crédit : @edward_wichard
Quels artistes t’inspirent le plus en ce moment ?
J’adore Madonna. Évidemment, elle n’est plus une artiste émergente. J’aime aussi énormément The Prodigy. Parmi les artistes actuels, j’ai beaucoup aimé le dernier album d’Oklou.
J’écoute également Brutalismus3000. J’adore vraiment ce qu’ils proposent.
Aujourd’hui, on se retrouve à Musilac. Prête ?
On joue très tard ce soir : nous sommes les derniers artistes du jour, donc on va terminer cette édition avec une énorme explosion d’énergie. Je suis déjà au Red Bull, je suis prête ! :rires:
Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ?
Déjà de poursuivre la tournée européenne. J’ai aussi plusieurs annonces très excitantes qui arriveront bientôt. Beaucoup de premières pour moi et de très beaux projets.
> North America Tour juste ici <
Je suis vraiment heureuse de voir ce projet grandir et de pouvoir partager ma musique partout dans le monde. Même si je vis aujourd’hui à Paris, je chante toujours en anglais, parce que j’aime créer un lien avec un public international.
Un grand merci à Sam Quealy pour cet échange ! Merci à Benjamin & Sebastien du festival Musilac pour la réalisation de l’interview. N’hésitez pas à suivre Sam Quealy pour découvrir la suite !
