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Interview Paul Kalkbrenner : ««Sky and Sand» est un titre à part dans ma discographie»

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Paul Kalkbrenner était à l’affiche du Main Square Festival 2026, et on a pu lui poser quelques questions pour cette interview. Le producteur allemand nous parle de son dernier album, de sa collab’ avec Stromae, et de son amour pour le public français !

Bonjour Paul, comment est-ce que tu vas ?


Ça va bien merci ! Je suis très content d’être au Main Square Festival pour le closing de la mainstage !

Tu as eu plusieurs dates françaises cet été, dont ce soir. Est-ce que tu te sens proche de ton public français ?


Oui, très proche. Il y a une connexion vraiment spéciale ici, qui se rapproche de celle que je peux avoir en Allemagne. Et je le vois encore cet été, où j’ai plusieurs dates dans des festivals français ! Ça me fait toujours très plaisir de voir des gens porter mon merch. Il y a aussi de très bons artistes français (et francophone) avec qui j’aime beaucoup travailler, comme Stromae, qui est très talentueux.

Tu as sorti en octobre dernier «The Essence», ton neuvième album. Qu’est-ce qu’il représente pour toi ?


Cet album représente toutes ces années de travail. C’est la continuité logique de tout ce que j’ai pu construire et accomplir tout au long de ma carrière. Je le vois un peu comme l’apogée de ma carrière, d’où ce nom d’album. J’ai mis environ 7 ans pour le faire, depuis «Parts Of Life», et j’en suis très fier.

Et selon toi, quel est le titre qui représente le mieux ce projet ?


Pour moi, c’est vraiment le tout premier titre de l’album «Ninety – Two». Il représente vraiment l’essence de cet album. Dessus, j’ai repris un sample utilisé dans de nombreuses compilations rave britanniques des années 90, mais dans une version beaucoup plus actuelle. C’est aussi le premier titre de l’album que j’ai dévoilé, en juillet 2025.

En quoi cet album est-il différent de celui qu’aurait fait le Paul Kalkbrenner d’il y a 10 ans ?


Je trouve que la vraie différence réside dans l’évolution de la musique techno, et de la musique électronique au sens large. Les méthodes de production d’il y a dix ans n’ont plus rien à voir avec celles d’aujourd’hui, notamment sur le plan technique. Mes inspirations ont changé aussi. Si j’avais produit «The Essence» il y a 10 ans, l’univers sonore du projet aurait été vraiment différent.

On retrouve sur cet album ta collaboration avec Stromae. C’était une suite logique de vous retrouver après ton remix de «Te Quiero» ?


Absolument. J’adore Stromae, je trouve que c’est un artiste extrêmement humain, complet, et tout simplement l’un des meilleurs artistes francophones. Cette collaboration s’est faite très naturellement, et c’était surtout très logique pour nous deux de collaborer après mon remix de son titre «Te Quiero».

Tu as sorti il y a quelques semaines le titre «Time to Dance». S’agit-il d’un simple single ou est-ce que cela amorce un prochain projet ?


Non, c’est juste un simple single. C’est un ancien morceau qui traînait dans mon ordinateur depuis quatre ou cinq ans. J’ai simplement décidé de le sortir maintenant, mais cela n’annonce pas de nouvel album ou de projet plus large.

Sur ce titre, on retrouve une touche ressemblant à celle de «Sky and Sand». Est-ce qu’il t’arrive de te dire qu’il faut absolument retrouver cette formule gagnante ?


Non, pas du tout. Pour moi, «Sky and Sand» est vraiment un titre à part dans ma discographie. Même si je le voulais, je ne pourrais pas reproduire un single de ce calibre. Et de manière générale, j’essaie toujours de proposer de nouvelles choses et d’évoluer plutôt que de chercher à reproduire le passé.

Qu’est-ce qui fait que «Sky and Sand» continue de résonner auprès des auditeurs presque 20 ans après sa sortie ?


Honnêtement, je n’en sais vraiment rien :rire:. Comme je disais juste avant, c’est devenu un morceau signature, où on arrive à identifier ma patte ‘un peu à part’. Et je suis très heureux de voir que ce morceau perdure ainsi dans le temps, que ce soit auprès de ma ‘fanbase’ d’origine ainsi qu’un public plus jeune, même 18 ans après sa sortie.

«Berlin Calling» fête ses 18 ans cette année. Est-ce que tu te rends compte de l’impact que ce projet a eu sur la culture de la musique électronique ?


C’est vrai que ça remonte à loin maintenant :rire:… Je ne m’en rends sans doute pas pleinement compte. Il y a eu tellement de mouvements dans la musique électronique depuis que je n’arrive pas à me dire que ce film ait pu l’influencer. Mais avec du recul, je pense bien et j’espère avoir laissé une trace !

Comment t’est venue l’idée de t’afficher en grand pendant tes lives ?


Alors c’est tout simple. Quand j’ai commencé mes lives, je n’avais pas de scénographie spécifique ou même de visuels dédiés. J’ai donc choisi de me retransmettre en direct. Finalement, ça me permet de retransmettre mes émotions au public !

Pour finir, qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ?


De l’énergie et de la motivation. C’est ce qu’il y a de plus important pour perdurer !

Nous tenons à remercier Paul Kalkbrenner et son équipe de nous avoir accordé du temps pour cette interview. Un grand merci également à l’équipe presse du Main Square Festival pour l’organisation, ainsi qu’à Inès Luczak pour son accompagnement sur l’interview. Le concert complet de Paul Kalkbrenner au Main Square est disponible juste ici :

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