La 19ème édition du festival Solidays organisé par Solidarité Sida à eu lieu les 23/24/25 juin à l’hippodrome de Longchamp à Paris. Cette année la scène électronique Française était à l’honneur avec la présence de Malaa, Kungs, Dirtyphonics, Petit Biscuit et bien d’autres encore. Du coté de la scène internationale, Diplo, le célèbre Dj américain, membre des Major Lazer et de Jack Ü et les Bloody Beetroots étaient eux aussi de la partie.

Dans le festival, pas de grand changement, la présence du Desperados Bar avec ses danseurs fantastiques, niveau attractions le fameux saut à l’élastique, la silence stage et le village associatif étaient eux tous de retour pour les heureux festivaliers.

©GaspardWenner

Kungs a délivré un set très joyeux, entre ses propres titres joués en Live avec ses trompettistes et chanteurs et des morceaux très années 2000. Kungs a su donner une énergie grâce à des morceaux plus actuels, comme Deep Down Low de Valentino Khan, MHD avec sa série Afro Trap (Partie 7 La Puissance) ou bien le remix de Don Diablo de Let Me Love You.

Dans l‘ensemble le set de Kungs ressemblait fortement à celui qu’il a joué lors de l’Electric Daisy Carnival de Las Vegas. Le samedi et la nuit tombée, Solidays sombre dans la pratique du pogo et des BPM.

©GaspardWenner

Quoi de mieux pour débuter la nuit que de voir les Bloody Beetroots en Live Set et non en DJ Set. Bien que surpris en voyant une scène avec des musiciens et non des platines, le duo italien fait son chaud et son célèbre tube planétaire Warp 1.9 en featuring avec Steve Aoki.

©GaspardWenner

Pour enchainer, la programmation nous proposait le fameux parisien cagoulé, Malaa. Celui-ci arriva en terrain conquis, le public était présent, gonflé à bloc, arborant des drapeaux et tout autres goodies « Pardon My French », célèbre collectif de DJ Snake dans lequel Malaa fait parti avec Tchami, Mercer, Aazar, Dombresky et Martin Solveig (à voir les soiréés PMF de l’Amnésia).

Durant son set, Malaa a montré tout son savoir faire et sa maitrise du sujet en jouant tous ses titres comme Illicit Intro, Diamonds, Notorious, Fade et son dernier titre Belleville et ses remix de qualité dont Oh Me Oh My de son acolyte DJ Snake.

Le seul regret que l’on peut avoir mais qui est causé par l’image et le personnage est le manque de partage avec le public contrairement à Aazar, DJ Snake, Kungs qui sont proches de leur public. Le set de Malaa a été suivi par celui de Dirtyphonics, qui est dans une autre catégorie bien plus énergique et endiablé.

Pour clôturer le festival et faire la closing de la scène Bagatelle, Solidays a fait appelle à Diplo.

©GaspardWenner

Le Dj Américain, membre de Jack Ü et fondateur des Major Lazer nous a régalé avec un set aux couleurs ensoleillées en passant par ses grands tubes comme Where are Ü now, Revelution, Lean On, tout en gardant une énergie avec des morceaux comme Turn Down For What de son ami français DJ Snake, Mosh Pit ou avec des grands classiques comme “Yeah” de Usher ou Bad & Boujee de Migos. Un set dans lequel Diplo a su mettre un clin d’oeil pour le public français en intégrant un morceau de MHD, Afro Trap Partie 3. Durant son set, son collègue des Major Lazer, Walshy Fire, est venu lors du tube planétaire Lean On.

Solidays s’est donc clôturé avec une fréquentation en baisse de 15% à 20% par rapport à l’année dernière. Luc Barruet, directeur du festival et cofondateur de Solidarité Sida explique cette baisse alors que Solidays voyait son public augmenter depuis sept ans : « La concurrence est de plus en plus grande sur Paris et la région. L’offre de concerts en plein air s’est largement enrichie et de nouveaux festivals voient encore le jour. C’est un peu plus dur pour tout le monde. »

Solidays et Solidarité Sida vous attendent l’année prochaine pour venir fêter les 20 ans du festival.