Entre techno épique, influences métal et univers gaulois. Bardix le Gaulois construit un projet aussi audacieux que cinématographique. Nous avons eu l’occasion d’échanger avec lui lors du Panoramas Festival à Morlaix. On parle de son nouvel album, de métal et de lapin aux pruneaux. L’interview est à découvrir dès maintenant !
Peux-tu te décrire en quelques mots ?
Alors moi, c’est Bardix le Gaulois, gaulois d’origine… J’ai commencé la musique il y a 20 ans.
Initialement, je suis guitariste et je viens du métal progressif, qui est une sous-branche du métal. J’ai ensuite découvert le power metal, le métal symphonique et enfin le métal celtique. J’aime beaucoup le métal épique, symphonique et folk, avec des groupes de métal viking ou métal celtique.
J’ai toujours évolué dans cet environnement musical. J’ai composé et produit du métal jusqu’au moment où j’ai découvert l’électro.

Quel a été le début de cette épopée vers l’electro ?
En 2015, je me suis mis à faire de l’électro. En 2020-2021, j’ai sorti un remix de « Le loup, le renard et la belette » de Tri Yann sur YouTube qui a dépassé le million de vues.
Je me suis rendu compte que mélanger musique traditionnelle celtique et électro plaisait. Alors, je me suis orienté vers ce mélange, car je venais déjà du métal celtique. Et en 2024, je me suis rendu compte que les réseaux sociaux étaient un énorme levier. J’ai donc décidé de créer un personnage, une histoire et un univers complet.
C’est comme ça que j’ai lancé Bardix le Gaulois sur Instagram et TikTok en mai 2024. Et cela a rapidement bien marché et aujourd’hui on en est là, avec un album sorti en mars 2026.
Bardix le Gaulois en 3 mots ?
Audacieux, parce que j’ai une présence sur scène et un côté burlesque. Je fais des choses un peu caricaturales, je danse de façon drôle. Donc je dirais audacieux et burlesque. Et le troisième mot : passionné. J’adore la musique celte et je vais continuer longtemps à associer musique électro et univers celtique.

On te présente également comme père de la techno gauloise. Comment définir ce style ?
Techno gauloise, c’est surtout un effet d’annonce. En réalité, c’est de la techno celtique. Mais avec Bardix le Gaulois, je voulais créer un nom pour le style. Techno gauloise, c’est plus impactant.
Il existe d’autres artistes qui mêlent techno et musique celtique. Mais dans ma musique, il y a aussi un côté cinématographique, épique, orchestral, qui rend mon style unique.

@val_inthewild
Tu as récemment sorti un album « La Quête du Feu Sacré », est-ce que tu peux conter son histoire ?
C’est un album en 10 morceaux, et en 7 actes. L’objectif était de raconter un voyage avec une progression en commençant l’histoire à 130 BPM jusqu’à 180 BPM.
L’album raconte l’histoire de Gaulois qui partent de leur village pour rallumer un feu sacré en haut d’une montagne. Si le feu s’éteint, l’obscurité règnera sur la Gaule.
Il y a une histoire, des ennemis, des menaces et une quête. Le but est donc de rallumer le feu sacré.
Quelle est l’origine du narratif derrière cet album ?
Il y a toujours un petit lien avec la culture métal. Dans le métal symphonique ou power metal, il y a souvent des albums narratifs. Je voulais faire une œuvre complète, avec une progression autant dans les mélodies que dans le style.
Aujourd’hui, le public consomment plutôt des singles courts sur les plateformes. Un album va à l’encontre des tendances. Mais pour moi, c’était important de prendre le temps de raconter quelque chose derrière les 42 minutes de « La Quête du Feu Sacré« .

Une envie de collaboration avec un autre Gaulois ?
Il faudrait déjà trouver d’autres Gaulois aujourd’hui. :rires:
J’ai des collaborations prévues avec des musiciens, notamment issus du métal, mais aussi avec des instrumentistes. Des projets sont en cours et arriveront dans quelques temps.
Plutôt Alésia ou Lutèce ?
Lutèce, de par mes origines.
Plutôt hydromel ou cervoise ?
Je suis plutôt cervoise.
Quel est ton plat préféré ?
Le lapin aux pruneaux. C’est un plat que me faisait ma grand-mère. On connaît le lapin à la moutarde, mais le lapin aux pruneaux est plus rare.

Est-ce que tu sais faire le saute-mouton ?
Oui, je sais faire le saute-mouton. Je n’ai pas vraiment la place sur scène pour le faire.
Ce serait drôle de le faire avec le public pour continuer dans la part burlesque du projet. Bardix le Gaulois, c’est des morceaux épiques avec violon et cornemuse, mais aussi des moments plus légers.
Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour 2026 ?
Que la tournée se passe bien. Et que le projet continue à évoluer. Le plus difficile pour un artiste, c’est de durer et de se réinventer. On peut me souhaiter de garder l’inspiration.
Un grand merci à Bardix le Gaulois pour cette interview au Panoramas Festival. Merci également à Camille et Maud de Wart. Bardix le Gaulois est à découvrir lors de sa tournée du feu sacré dans toute la France et en Belgique, on vous promet que c’est une belle découverte en live !
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