À quelques jours de son premier Olympia, nous avons pu échanger sans filtre avec Mr. Tout Le Monde ! Le producteur revient sur son succès, de la pression que cela peut engendrer, et bien sûr de son 4ème album « Mirage » !

Est-ce que tu peux te présenter et nous parler de ton projet ?


Je m’appelle Thomas. Cela fait dix ans que je produis de la musique jusqu’à créer le projet Mr. Tout Le Monde. Je fais de l’électro-pop qui se rapproche de plus en plus de la pop pure. Plus j’avance, plus mon univers se dirige naturellement dans cette direction.

Quel serait le morceau pour découvrir Mr.Tout Le Monde ?


Je dirais “Sunny Day” évidemment, c’est le plus connu. Mais celui qui représente vraiment le projet, c’est « My Lover ». C’est typiquement le morceau qui me définit.

Est-ce que ton nom d’artiste est encore en accord avec qui tu es aujourd’hui ?


Je n’ai jamais été « Mr. Tout Le Monde ». J’ai toujours été un mec un peu bizarre, le cliché de l’artiste torturé qui aime être seul. Mais le nom ne parle pas de moi en tant que personne, mais d’une observation que je me suis faite il y a longtemps. C’est qu’on vit tous la même vie et les mêmes choses, mais à des degrés et des moments différents.

Par exemple, on a tous vécu des déceptions amoureuses, des doutes, des espoirs, etc… Donc oui, le nom « Mr. Tout Le Monde » reste pertinent, car il raconte toujours la vie de tout le monde, tout en racontant la mienne !

Comment a été designé cette version de ton masque ?


Pour le masque, ça vient de Damn Low. On était avec mon équipe, et on cherchait un masque joli, impressionnant, charismatique, mais qui ne fasse pas peur. Car c’est le problème des masques : souvent ça fait assez dark. Et lors d’une réunion pour valider une autre version, et Damn Low nous envoie ce design. J’ai tout de suite eu un coup de coeur, et on a stoppé la réunion : c’était ce masque.

Ton quatrième album s’appelle « Mirage« . Qu’est-ce qu’il représente ?


Chaque album représente un peu l’année que j’ai passé. Je fais à peu près un album par an, et cela permet de situer comment je me sens dans cette année écoulée. Le premier « H.E.R« , c’était vraiment autour de la peine de cœur. « Sun« , c’est le renouveau. C’est un album chaleureux qui fait du bien. Il est arrivé après le confinement en plus. Le troisième « You« , c’était un remerciement aux fans qui ont littéralement changé ma vie.

« Mirage« , c’est un peu l’idée que je me rapproche de plus en plus de mon rêve. Mais ça soulève des questions autour : est-ce que ça me plaît vraiment ? Est-ce que c’est ça que je veux ? Est-ce que je le fais de la bonne manière ? Cet album symbolise vraiment le questionnement, avec un retour à de la musique plus personnelle.

Ton titre préféré de l’album ?


Il n’est pas encore sorti pour le moment. C’est « I Know A Place », et il est vraiment décroché du reste de l’album. C’est un interlude, une cassure dans le projet. J’ai adoré le faire, et j’ai hâte que vous puissiez l’écouter !

Le succès t’a changé artistiquement ?


Oui. Complètement. Il y a un peu plus de pression, d’enjeux autour du business et surtout plus d’attentes. Comme il y a déjà plusieurs morceaux qui ont fonctionné, il faut que les prochains aussi. Tout le monde rêve de refaire un titre avec le succès de « Sunny Day ». Mais à la base, je ne devais même pas le sortir ! 

Au fur et à mesure, tu finis par réellement répondre à des « commandes », à des cahiers des charges. Dans l’ensemble des titres sélectionnés pour l’album, il y en a pensé pour des playlists différentes et d’autres pour répondre aux attentes du public. A la fin, il ne te reste plus qu’un ou deux morceaux pour toi ! Et encore, il faut qu’ils rentrent dans la direction artistique de l’album.

Je ne saurais pas dire si j’ai changé ou si c’est l’écosystème autour de la musique qui nous impose de plus en plus d’attentes. Tout ça rejoint un peu le « mirage » dont on parlait un peu avant.

Tu ressens une pression particulière vis-à-vis de tes fans ?


Oui. C’est venu au moment où je me suis rendu compte que j’avais des vrais fans. C’est un sentiment particulier. Je les aime autant qu’ils me font peur. Et c’est encore plus vrai pour les concerts. Quand quelqu’un se déplace et paye 40€ un billet pour me voir, je veux qu’il ressorte en se disant « Wow, ça valait le coup ». Ça me met une pression énorme !

Et parfois, je me rends compte que je projette sur eux des attentes qu’ils n’ont peut-être même pas. Je me mets trop la pression tout seul sur ça. Alors que peut-être qu’ils veulent juste de la musique !

Comment tu imagines ta musique : à écouter seul ou à vivre en live ?


L’album, je le produis pour l’écoute personnelle, pour les plateformes et surtout pour être dans sa bulle. Mais en live, je remixe tout. Le but, c’est de les partager avec le public. Donc je garde ce petit côté « bulle » dans les breaks… puis je remixe les drops pour que ça punch un peu plus, et qu’on puisse faire la fête ensemble.

Quelles sont les bonnes raisons pour écouter « Mirage » dès sa sortie ?


Je pense que ça sera une expérience sonore qui va rassembler ma communauté. Pour les « nouveaux » fans, ça va être du vrai Mr. Tout Le Monde : un mélange de mélancolie et d’électro dance.

Pour les « anciens », ce sera un vrai retour au source sur pas mal de titres. C’est aussi une amélioration technique par rapport aux premiers avec un meilleur mixage et un meilleur mastering.

Dépasser le million d’auditeurs mensuels sur Spotify, qu’est-ce que cela fait ?


La première fois ? Incroyable ! Avec « Sunny Day », je suis monté à presque 2 millions en une semaine. Sur le moment, tu fais péter le champagne. Une semaine après, tu paniques. Comment je fais pour les garder ? Comment je maintiens ce moment unique ? Et en réalité, tu ne contrôles rien. Ça monte, ça redescend. Il faut accepter.

J’ai la chance aussi d’avoir un label de fou : Inside Records. C’est le label indépendant français le plus certifié à l’international et pour la 2ème année de suite ! C’est vraiment une grande force pour construire la suite et garder au maximum les auditeurs mensuels.

L’Olympia c’est déjà le 5 avril. Impatient / Stressé ?


Oui. Beaucoup. Forcément, un peu stressé avec les préparatifs, mais c’est du bon stress. Ce sont de bonnes nouvelles, donc ça reste une pression positive ! Je me pose beaucoup de questions, qu’elles soient personnelles ou business avec ce projet. C’est un vrai step artistique, donc forcément ça amène de la pression. Et comme on se disait juste avant : je veux vraiment que ça plaise aux fans.

Mais je sais que le show sera bien, et qu’il sera forcément mieux que celui au Trianon, que j’avais déjà adoré. Donc maintenant, il faut juste que j’arrive à déstresser !

La billetterie est juste ici !

Après l’Olympia, est-ce que tu t’autorises à rêver encore plus grand ?


Le problème ou l’avantage, c’est que je rêve toujours trop grand. Déjà, l’année prochaine, je ne pense pas sortir d’album. Il faut calmer le jeu, et revenir à quelque chose de plus calme.

Cette année, je vais plus me concentrer sur la création de contenus pour les réseaux sociaux que sur la musique. C’est triste à dire, mais aujourd’hui, la musique compte autant que la communication. Et aujourd’hui, c’est ce qui manque au projet Mr Tout Le Monde !

Est-ce que le « mirage » que tu évoques parles également de l’industrie ?


Oui. On fantasme sur la réussite artistique. En réalité, c’est énormément de marketing. Tu peux avoir un projet léché, artistique, ambitieux… mais aujourd’hui, ce qui vend, c’est le divertissement immédiat. Et c’est assez ironique, car c’est aussi ce que je consomme.

Tu as été annoncé sur la tournée Electro Symphony. Tu peux nous en dire plus ?


Oui ! Je serai en première partie de la tournée d’Electro Symphony ! J’avais déjà pu faire la première partie de “Synthony”, quand il sont passés à la LDLC Arena à Lyon. Comme c’est la même boîte de production, Sova, derrière Electro Symphony, et que nos univers se rapprochent, ils m’ont proposé de les accompagner pour toute la tournée française !

J’ai forcément accepté, car c’est une très belle opportunité, et ça me permet d’aller à la rencontre de mon public. Il y a beaucoup de gens qui n’ont pas les moyens de se déplacer jusqu’à Paris. En plus du billet de concert pour mon Olympia par exemple, tu rajoutes les transports et l’hôtel, ça peut vite revenir cher. 

Ta live session à la Sorbonne était magnifique. Tu voudrais refaire ce format ?


J’adore ce format. Sur le sujet de “rêver plus grand” et d’être ambitieux, ça c’est un format que je veux refaire, et en refaire plus. C’était assez coûteux, mais cette année j’ai envie de faire plus simple. Quelque chose de plus authentique où la musique doit parler d’elle-même.

Pour celle de la Sorbonne par exemple, on avait 3 caméras, et le lieu était exceptionnel. Donc oui, c’est un format que je pense refaire, peut-être sous une forme retravaillée !

Tu écoutes quoi en ce moment ?


En ce moment, j’écoute beaucoup de rock indie. Alors je triche un peu, c’est presque les 3 derniers titres que j’ai liké ! Il y a “Some Days” de Tess Parks. C’est incroyable. “Tragedy” des Bee Gees aussi, parce que j’ai regardé récemment le dernier Beetlejuice. Le refrain est superbe. Et pour finir, c’est “Spell Breaker” de Space Laces ! Son dernier album c’est une vraie claque.

J’ai un ami qui écoute beaucoup de Dubstep qui m’a recommandé de l’écouter. Et quand j’ai vu qu’il y avait des titres d’une minute 30, j’étais un peu sceptique. Mais j’ai tout écouté, du début à la fin, et wow. Et “Spell Breaker” c’est ma préférée !

Trois artistes à suivre ?


Oui bien sûr ! Je vais forcément en citer de la maison Inside Records. Je pense à Hey Luca!, que j’adore.  Il a fait un album récemment, je vous le recommande. Je recommande aussi Holseek, qui vient d’arriver ! Et quel boss. Ça fait des années qu’il se donne dans la scène, et là ça commence à bien s’aligner pour lui. Je pense qu’il va tout casser !

Et pour finir, j’ai envie de dire Ino Casablanca. Après il n’a pas besoin que je le recommande, il est déjà en train de tout exploser ! En plus il a été nommé aux Victoires de la Musique dans la catégorie “Révélation Masculine”. Mais j’aime beaucoup ce qu’il fait.

Un mot pour tes fans ?


Je les aime. Ils ont réellement changé ma vie. Même s’ils me mettent une pression de fou sans le vouloir :rire:, je leur serai reconnaissant à vie.

Ton plat préféré ?


Alors j’avoue que je suis pas trop bouffe. Je mange poulet-riz-ratatouille tous les jours :rire:. Mais sinon mon petit cheatmeal plaisir, ça se joue entre la pizza et le tacos. Allez on va dire Tacos pour représenter Lyon !

Et est-ce que tu aurais une exclue à nous partager ?


Oui, j’en ai une qui devrait vous intéresser ! Pour l’Olympia, je vais offrir un masque de collection. Il y aura un tirage au sort, qui se fera en fonction du nombre d’écoutes des auditeurs. Par exemple, ceux dans le top 1% auront 1 ticket, ceux dans le top 0,1% auront 2 tickets, et ainsi de suite. Plus tu auras écouté ma musique, plus tu auras de chance de remporter ce masque collector. Bonne chance à tous !

Quest-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ?


Franchement ? Du bonheur. Kiffer la vie, et c’est tout !

On remercie énormément Mr Tout Le Monde d’avoir partagé de son temps avec nous pour cette interview. Le français sortira prochainement son 4ème album « Mirage ». On attend également avec impatience son Olympia le 5 avril prochain, puis il sera en tournée dans toute la France avec Electro Symphony !

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