Véritable talent de la scène musicale internationale, Mosimann sera à L’Olympia samedi soir. Pour l’occasion, le producteur Franco-suisse se livre dans une interview exclusive entre deux répétitions !

Salut Mosimann ! Comment vas-tu ?


Salut HandsUp ! Ça va, ça va ! Fatigué mais très motivé !

Nous arrivons sur la fin 2022. Est-ce que ça a été une bonne année pour toi ?


2022 a été une année exceptionnelle ! Franchement que ce soit en termes de rencontres, en termes de musique, ou encore de partages, je n’ai eu que des expériences incroyables cette année !

Beaucoup de releases, beaucoup de dates, beaucoup de collaborations. On sait que tu aimes surprendre ton public et te surpasser. Comment faire mieux à l’avenir ?


On apprend de chaque rencontre et de chaque partage. Les expériences permettent de savoir ce que tu veux et ce que tu veux pas. C’est vrai que je me suis concentré sur beaucoup de projets en même temps. Et je sais pas si c’est en vieillissant, mais physiquement, j’ai du mal à me consacrer à 100% sur tout. Je crois que j’ai beaucoup appris sur l’année, et je vais vivre les choses un peu différemment. En 2023, je vais essayer de me concentrer sur mon projet, ce qui n’exclut pas de composer des trucs pour d’autres. En tout cas, peut-être pas autant que ce que j’ai pu faire cette année.

Revenir dans la Star Academy en qualité de réalisateur après avoir quitté la maison en tant que vainqueur de la 7ème édition, cela procure quelle sensation ?


J’étais très fier. Et puis c’était vraiment une façon de boucler la boucle et de me dire que, ça y est, c’est bon je peux mettre ça derrière moi ! C’est une belle expérience. Sans compter l’émotion de revenir sur le plateau, de recroiser les anciens, de croiser Nikos, même si on se voit souvent. C’était vraiment puissant en termes d’émotion !

En plus, c’était pas forcément facile, parce qu’il fallait réussir à légèrement dépoussiérer le titre  « Ne partez pas sans moi« , et c’était un vrai challenge. Et puis il fallait réussir à enregistrer les 13 élèves en moins d’une nuit. C’était un peu compliqué mais je crois qu’on a réussi, j’ai vu que le titre est numéro 1 des ventes ! Félicitations à eux !

Nous réalisons cette interview la semaine de ton Olympia. As-tu la pression à quelques jours du tant attendu 5 Novembre ?


Honnêtement, j’ai très peur mais c’est une bonne peur. J’ai la pression, j’ai jamais fait un show comme ça ! C’est intéressant pour ceux qui vont lire cette interview parce qu’ils sont à priori passionnés de musique électronique, comme moi, mais il faut savoir que ça fait 15 ans que j’organise mes sets en impro.

Ca dépend du pays, ça dépend de l’actualité musicale, également de mes nouveautés. J’adore ! Un de mes moments préférés, c’est quand je suis sur scène, je passe mon intro et je ne sais pas ce que je vais jouer. Je m’adapte au public et au lieu mais sur le show que je produis à l’Olympia, j’ai pas le droit à ça ! Tout doit être organisé et prêt en terme de lights, mais aussi pour la vidéo, les effets, la technique. On s’est amusé à faire quelque chose de différent. C’est donc un vrai challenge pour moi de tout organiser et d’accepter que ça ne bougera pas.

Pour quelles raisons as-tu décidé de refaire un Olympia plus d’une dizaine d’années après le premier ?


En 2022, je veux boucler la boucle ! J’ai bouclé la boucle de la Star Ac’, il faut que je boucle la boucle de l’Olympia pour pouvoir partir sur autre chose. Le 20 décembre, on fait l’Accord Hôtel Arena avec Grand Corps Malade, si ça se trouve ma prochaine boucle à boucler, ça sera celle là !

On remarque que l’affiche de ton Olympia (ci-dessus) est scindée en 2 avec en haut Quentin (chanteur/musicien) et en bas Mosimann (DJ/Producteur). Peux-tu nous en dire davantage ?


C’est une créa que j’ai fait pendant le clip de « Comment te dire adieu » où j’avais vraiment envie de tout mettre en avant. Tu as la batterie, les claviers, mais aussi des infos cachées dans le visuel (si tu zoomes un petit peu). On parlait de boucler la boucle, il y a forcément cette volonté de faire un état des lieux des 15 dernières années à savoir : Qu’est-ce qui s’est passé ? Par quoi je suis passé ? Quels ont été les moments forts ? Et je résume un peu ces années. La dernière fois que je suis venu sur la scène de l’Olympia, j’étais un peu frustré, je me disais :

« C’est pas ce que je veux, je veux juste être derrière mes platines et kiffer ! « 

Je prends ma vengeance samedi soir !

Devons-nous nous attendre à des surprises lors de ce show spécial ?


OUI ! Il y a des belles surprises, certaines attendues, d’autres moins. Si tu es fan autant que moi de musique électronique, je pense que ça va te stimuler ! En tout cas, stimuler dans l’idée qu’un DJ évolue et que c’est bien que ça change un peu !

As-tu un rituel avant de monter sur scène ?


Oui parce que j’ai fait beaucoup de dates où avant d’entrer sur scène, je suis avec les potes en loge, on discute etc… et presque systématiquement en faisant ça, j’ai oublié mes clés USB ou alors, il y a un problème sur mon intro. Donc ça fait quelques années maintenant, je m’isole complètement les 20 dernières minutes avant de monter sur scène, je parle à personne et je médite.

As-tu organisé un after pour samedi ?


On en a beaucoup parlé, on a eu plein de propositions et en fait, j’ai un peu de mal physiquement en ce moment. C’est un peu difficile, donc j’essaie de me préserver un peu. On va faire un after privé, de peur de ne pas tenir le coup si on faisait un after officiel.

Selon tes dires, ta prestation à l’Olympia n’est qu’un avant goût de ta future tournée. Une grosse année 2023 en prévision ?


Je viens de signer avec Live Nation donc on a beaucoup de choses de prévues en 2023. Mais pour être tout à fait transparent, je joue un peu ma vie sur la date de samedi parce qu’il y aura beaucoup de promoteurs qui seront présents. En plus, c’est une date qui est captée. Si les promoteurs aiment ce que j’ai à leur proposer, ils achèteront et ils me programmeront en 2023. J’espère être assez convainquant samedi !

Comment gérer une fan base aussi éclectique que la tienne et réussir à proposer des shows qui correspondent à tout le monde ?


J’espère sincèrement y répondre samedi soir mais effectivement, c’est pas facile parce que je peux faire l’Olympia samedi soir, programmer le Rex club dans la foulée, être aux côtés de Grand Corps Malade ou encore faire un remix pour Charlie Faron. J’aime cette dualité, j’aime quand je sais que Black coffee produit un son pour Drake. J’aime quand les artistes se baladent d’un univers musical à un autre, avec différents alias comme Eric Prydz, David Guetta etc… On fait de la musique quoi ! Moi je garde le même nom pour un peu tout mais ça ne change rien. Il faut se faire kiffer !

Je l’ai dis à personne mais pour préparer l’Olympia, je suis retourné dans mon disque dur où je stocke tous mes tracks depuis 2004/2005 et j’ai essayé à chaque année de prendre les moments forts. Je vais peut-être reprendre des vieux titres, c’est vraiment un voyage à travers la musique électronique et pour les plus avertis, ils vont remarquer plein de clins d’œil à l’Olympia !

Quel est ton titre préféré du moment ?


« Turn on the lights again » de Fred Again ! C’est vraiment un des mes tracks préférés en ce moment ! J’aurais pu répondre « Dancing on my own » mais je suis mauvais en promo (rires) !

As-tu une exclusivité à confier aux lecteurs d’HandsUp ?


La façon dont j’ai préparé l’Olympia, j’en ai parlé à personne. Le fait d’avoir des petits indices croustillants sur ce qu’il va y avoir dedans depuis le début de cette interview, c’est déjà de l’exclu ! Dernière exclu, je peux dire que l’Olympia, ça va faire tourner la tête !

On arrive sur la fin de l’interview avec la question la plus importante : quel est ton plat favori ?


Sans aucune hésitation : les lasagnes végétariennes avec de la Beyond Meat dedans. C’est mon plat préféré ever !

On ouvre une nouvelle rubrique « Anecdotes de soirées ». Quelle est ta meilleure anecdote ou situation gênante lors d’une soirée en tant qu’artiste ?


J’ai fait une intoxication alimentaire sur un festival au Portugal et sans rentrer dans les détails, à un moment donné, il fallait vraiment que ça sorte de partout quoi. J’ai abandonné 20 000 personnes ! J’ai cherché dans ma clé le track le plus long, il faisait 8 min. J’ai eu le temps d’aller aux toilettes et je suis revenu à temps !

Il reste quelques places pour l’Olympia de Mosimann samedi juste ici !

Merci d’avoir répondu à nos questions ! Bon courage pour la suite, on a vraiment hâte de découvrit ton show samedi à l’Olympia. Et sans mauvais jeu de mot, MERDE à toi ! Enfin, on vous conseille de suivre de près l’actu de Mosimann, qui s’annonce fort riche !

Retrouvez toute l’actualité de la musique électronique juste ici.

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