Samedi dernier, le dj parisien Aazar revenait à Paris et comme souvent pour ses dates parisiennes, il avait choisi le Wanderlust. Une soirée explosive où était également présent DJ Greem, Panteros666 et l’autre jeune talent Dustycloud. Alors, retour réussi pour le chef ?

LE LIEU

On ne va pas vous le cacher, c’était une première pour nous au Wanderlust. La boite parisienne située à côté de la Cité de la Mode et du Design semble être depuis quelque temps un lieu privilégié des djs. Et on comprends rapidement pourquoi dès notre arrivée. Le lieu est atypique, mélangeant à la fois une ambiance plutôt posée avec un coin restaurant et une ambiance plus festive avec la scène.

En ce début de mois de septembre, on craignait quelque peu les températures moins estivales du moment, surtout lorsque l’on sait que le Wanderlust est une boite de nuit complètement ouverte sur l’extérieur. Mais finalement, la chaleur humaine fut au rendez-vous et un léger pull suffisait amplement.

Seul petit regret, la sonorisation et la scène en elle-même. En effet, lors des différents sets, les bass étaient absorbées tandis que les jeux de lumière restaient eux finalement très simples. Habitué aux jets de fumées lors des drop, il fallait faire sans. Malgré tout, la boite se rattrape au niveau esthétique, il est vrai que faire la fête sur les bords de la Seine a tout de même un côté très jouissif. En somme, le Wanderlust semblait être le choix parfait et on attendait plus que les hommes de la soirée pour enflammer la foule.

LES SETS

  • Dustycloud (23h – 1h)

Après avoir bataillé plusieurs minutes pour trouver une place, on arrivait enfin sur place et à l’heure pour la deuxième heure de mix de Dustycloud. Le jeune artiste français connait une ascension assez folle depuis plusieurs mois quand on sait qu’il avait failli tout arrêter il y a quelques temps. Du haut de ses 24 ans, Dustycloud a balancé un set de 2 heures très propres. Les transitions étaient bien travaillées dans un set où l’on retrouvait ses principales succès comme « Omen » ou sa récente pépite « Her ». Ce dernier s’est d’ailleurs permis un gros kiff en toute fin de set en balançant « This Time » de Kayzo. Le public semblait ravi, une excellente mise en bouche, on espère le revoir très vite sur Paris.

  • DJ Greem (1h – 2h30)

Tandis que Dustycloud avait laissé la foule en délire avec un morceau hardcore, DJ Greem repris le rythme plus doucement. Le membre du groupe français C2C nous a livré un set très ascendant. On s’explique, le début fut marqué par quelques scratch bien sympathique puis de minutes en minutes le set montait en puissance. Les influences furent très diversifiées, en passant de rap brésilien à une vibe beaucoup plus trap. De quoi chauffer de la meilleure des manières un public qui commençait doucement mais surement à se remplir.

  • Aazar (2h30 – 3h45)

Sur les coups de 2h30 lorsque DJ Greem quitta la scène du Wanderlust, on sentit une atmosphère bien différente. Le public était très chaud et n’attendait qu’une chose, l’arrivée du chef Aazar. Et ce dernier ne se fit pas désirer longtemps en balançant très rapidement son intro basée sur son futur single « LIT ». Le parisien rentre dans le vif du sujet avec un set d’1h15 mélangeant les tracks de son projet perso mais également parfois celles de son projet « Point Point » qu’il tient avec ses potes Devoted To God et Nömak. On retiendra également quelques exclus notamment une avec Cesqeaux, membre de la Barong Family.

Un set très éclectique qui mélangeait divers styles musicaux en passant par le rap/hip-hop à des moments et à de la dubstep pure à d’autres avec notamment le remix explosif de « Say Less » de Eptic, qui fait toujours son effet. Pour clôturer son show en beauté, Aazar balança son dernier single « Different », beaucoup plus posé à l’image de son autre track « Gyal ». Une production qui sembla avoir eu son effet et qui permit au français de calmer quelque peu le jeu avant de quitter la scène.

A l’image des nombreuses personnes venus le saluer en fin de show, Aazar s’est véritablement établi une image d’artiste proche de ses fans, ces derniers semblaient être conquis, de bonne augure pour la suite de sa jeune carrière.

  • Panderos666 (3h45 – 6h00)

Pour finir la soirée, c’est le membre du quatuor français Club Cheval Panteros666 qui avait été rajouté à la line up. On ne se prononcera pas sur le set du français puisque marqué par la fatigue liée au set d’Aazar, nous avons quitté l’enceinte du Wanderlust sur les coups de 4 heures.

De retour à Paris pour quelques jours, Aazar avait donc pour victime le Wanderlust. Avec un set des plus ravageurs, ce dernier a donc retourné la boite parisienne pour le plus grand bohneur des personnes venues à l’occasion. Bien entouré par les talents DJ Greem, Panteros666 et Dustycloud, c’est un sans faute pour le français qui va pouvoir désormais entamer une tournée européenne avec le sentiment du devoir accompli.

 

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